Boris Bertolt tacle Ben Modo après la décision de l’Etat de lui retirer une partie du marché de la Can

jeudi, 14 mars 2019 16:00 Félix Swaboka

Il y a plusieurs mois que je mettais en garde l’Etat du Cameroun contre l’entreprise Prime Potomac de Ben Modo, tout comme je mets actuellement en garde des camerounais contre le fonctionnaire fictif de Kouagne Kérosène. Qu’est-ce que je n’avais pas reçu comme insulte!

 

Tenez, avec les retards accusés par les chantiers de la CAN qui devaient être livrés en mars 2019 tout le monde panique dans son coin. À cet effet, afin d’éviter les problèmes, Bello Bouba, le ministre du Tourisme a retiré à Ben Modo le 04 Mars 2019 la construction d’un hôtel de 100 places à Garoua et les réfections de l’hôtel de la Bénoué. La suite de la construction des chantiers sera confiée à un autre entrepreneur et l’argent géré directement par le gouverneur.

 

Bello Bouba sait que c’est lui qui a signé pour plusieurs milliards F CFA le coût des avenants perçus par Ben Modo pour les deux hôtels. Or à ce jour moins de 50% des travaux sont réalisés. Les employés étaient encore en grève lundi et les fournisseurs ne sont payés. Le ministre du Tourisme devait sauver sa tête. Lisez la correspondance du 12 Mars 2019 adressée au SGPR. Il demande explicitement le feu vert pour la reprise en main des opérations. Ben Modo devient de fait out.

 

Mais les bandits ont des explications à tout. Le fonctionnaire fictif de Kouagne Kérosène nous dit qu’il ne part pas au travail parce qu’il travaille par téléphone comme si c’est WhatsApp qui était son employeur. Ben Modo malgré les milliards reçus dit qu’il n’a pas eu l’argent comme si c’était les bonbons alors que l’Etat a déjà payé sa côte part.

 

Mais Prime Potomac était simplement une entreprise en communication n’ayant jamais exercé dans le BTP qui a reçu 26 milliards F CFA pour les chantiers de la CAN 2019. Lorsqu’il gagne le marché il débarque à Garoua avec près de 350 personnes de son village: planteurs, chômeurs, cousins, nièces et petites. Résultats des centaines parmi ces gens étaient payés à ne rien faire. Sans compter l’argent versé à ses parrains parmi lesquels Ferdinand Ngoh Ngoh l’actuel SGPR ou ses amis Marie Robert Eloundou le Dp du Quotidien Essingan. C’est d’ailleurs l’argent de Ben Modo qui va lancer son journal. Ouf que le contribuable camerounais souffre !

 

Mais Bello Bouba n’est pas seul à vouloir fuir les problèmes. Même le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi est inquiet. Problème: il a peur de Ferdinand Ngoh Ngoh, l’ami de Ben Modo. Avec raison. Car, on ne joue pas avec la galaxie Nnanga Eboko. Eux ils t’envoient à Kondengui direct sans état d’âme. Kombi, reste toi ta chose tranquille on sait que tu n’y es pour rien.

 

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