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La décision du gouverneur de la région de l’Ouest Awa Fonka Augustine fait suite à des tests effectués par le Laboratoire National Vétérinaire, dans le cadre d’une enquête épidémiologique, qui se sont révélés négatifs.

Awa Fonka Augustine le gouverneur de l’Ouest vient de signer un arrêté qui lève l’interdiction de transport et de commercialisation des porcs dans toute l’étendue de sa région. Cependant dans ledit arrêté précisément en son article 3, l’autorité administrative précise que les opérations de police sanitaire restent maintenues dans toute la région.

Il convient de rappeler que l’interdiction de transport et de commercialisation des porcs dans la région de l’Ouest, a été causée par la survenue de la peste porcine africaine. On parle de plus de 4000 porcs décimés dans le cheptel. La nouvelle de la suspension de l’interdiction a été rapportée aux de la filière par le Dr Jonas Temwa, Délégué régional du ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales. C’était au cours d’une rencontre qui a eu lieu hier mercredi 15septembre 2021. Il a été précisé que la décision du gouverneur a été prise après que des tests effectués par le Laboratoire National Vétérinaire dans le cadre d’une enquête épidémiologique, se sont révélés négatifs.

« La dernière étape pour nous était d’envisager une enquête épidémiologique dans les fermes en faisant des prélèvements et envoyer au Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) pour vérifier si le virus circule encore dans la région. La bonne nouvelle c’est que tous les résultats qui nous sont revenus s’avèrent négatifs au test de Ppa. Cela veut simplement dire que la maladie est partie. Après cette étape, il fallait donc travailler sur la reprise des activités de la filière porcine. Hier le 14 septembre, le gouverneur a donc pris un autre arrêté pour lever officiellement les mesures des restrictions déjà en vigueur (…) Nous avons lu cet arrêté en expliquant toutes les modalités. Nous nous sommes tous engagés à les respecter pour qu’on évite de tomber aussi précocement dans la même situation dans la région de l’Ouest », explique le Dr Jonas Temwa dans les colonnes du quotidien Le Jour, édition parue en kiosque ce 16 septembre 2021.

Liliane N.  

La Fédération Internationale de Football Association a publié comme chaque mois ce jeudi 16 septembre 2021, son classement des meilleures nations de football au monde, et les lions indomptables connaissent une dégringolade.

Après avoir gagné une place le mois dernier et occupé la 54ème position de meilleure nation de football au monde, les lions indomptables du Cameroun viennent de chuter en perdant quatre places dans le classement FIFA du mois de septembre.

Les poulains d’Antonio Conceicao sont désormais 58e au monde et 9e sur le continent Africain, toujours dominé par le Sénégal qui d’ailleurs entre dans le top 20 mondial après avoir gagné ses deux matchs qualificatifs pour la coupe du monde.

Cette réactualisation survient au lendemain de la 2eme journée des éliminatoires du mondial Qatar de 2022 ou les lions indomptables ont été dompté par les Eléphants de la Cote d’Ivoire 2 buts à 1. Cette dernière occupe d’ailleurs la 54eme place au niveau mondial et la 8eme en Afrique, devant le Cameroun.

Ce grand recul reste inquiétant pour les lions indomptables qui préparent la CAN 21.

Au niveau mondial, la Belgique reste leader, suivie du Brésil, de la France, de l’Angleterre et de l’Italie pour le top 5.

 

Le top 10 africain

  1. Sénégal (20e au niveau mondial)
  2. Tunisie (25e)
  3. Algérie (30e)
  4. Maroc (33e)
  5. Nigeria (34e)
  6. Egypte (48e)
  7. Ghana (53e)
  8. Côte d’Ivoire (54e)
  9. Cameroun (58e)
  10. Mali (61e)

 

Le top 10 mondial

  1. Belgique
  2. Brésil
  3. Angleterre
  4. France
  5. Italie
  6. Argentine
  7. Portugal
  8. Espagne
  9. Mexique
  10. Danemark

Ariane Foguem

Selon nos sources le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya Roi des Bamouns a été évacué le mercredi 15 septembre 2021.

Si on s’en tient au confrère Cameroon info, c’est depuis une semaine, que le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya était dans l’attente d’une évacuation sanitaire. Il a finalement quitté le pays hier 15 septembre 2021 aux environs de 16 heures pour une formation sanitaire en Europe dont l’identité n’a pas été dévoilée.

«Sa Majesté souffre de plusieurs maladies. Ce qui n’est pas une surprise compte tenu de ses 84 ans. Mais, la semaine dernière, son état de santé s’est davantage dégradé. L’on pense que la pandémie de l’heure, le Coronavirus, s’en est aussi mêlé. Tout le monde a jugé opportun son évacuation », déclare une source du confrère Cameroon info net présentée comme proche du Roi des Bamouns.

Toutefois, on sait de sources sûres que le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya a été hospitalisé au Centre des urgences de Yaoundé, le 9 septembre 2021. Il a été hospitalisé après un coup de fatigue. Des sources proches du sultanat à Foumban, avaient alors indiqué que l’état de santé du Roi des Bamouns n’était pas alarmant.

Pour brièvement parler de lui, il faut noter que le Roi Ibrahim Mbombo Njoya est né le 27 octobre 1937 à Foumban. Il est, depuis 1992, le sultan, Roi des Bamouns au Cameroun. Au terme d’études primaires à Foumban, sa ville natale, il ira poursuivre ses études secondaires en métropole Française, puis reviendra les parachever au Lycée Général Leclerc de Yaoundé. Après son Baccalauréat, il poursuivra ses études supérieures au Sénégal, à l’Institut d’Etudes Administratives Africain de Dakar. Il y obtiendra un diplôme du deuxième degré.

Il fait partie des caciques du régime actuel avec une riche carrière dans l’administration.

Liliane N.

Ces policiers ont été sanctionnés pour insubordination, mauvaise conduite et négligence.

Hier mercredi 15 septembre 2021, le président de la République Paul Biya a signé un arrêté portant abaissement de grade ou d’échelon de certains policiers. Ils sont au total 10. De façon générale, ils sont sanctionnés pour insubordination, mauvaise conduite et négligence.

Parmi ces hommes en tenue sanctionnés, il y a le cas de l'officier de police Armand Wafo Foba qui est un peu plus parlant. Il a été puni pour avoir saisi et conservé abusivement les papiers d'un civil. Il est dit que cet acte porte atteinte à la considération de la police par extorsion de fonds. Cette sanction pourrait être considérée aussi comme un acte fort, en ce moment où les autorités interpellent les populations sur les altercations qu’elles ont désormais fréquemment avec les hommes en tenue. Il est demandé aux civils de ne plus se rendre justice eux-mêmes.

Pour revenir aux autres policiers sanctionnés, il y a l'inspecteur Bernadin Gael Onana qui a été puni pour avoir vendu un vélo dont la provenance n'avait pas été déterminée. L'officier Valentine Nguema Benga a été sanctionnée pour insubordination et refus de répondre à une lettre d'interrogation. Brice Charles Mvondo est accusé de négligence ayant entraîné la perte d'une arme de service et de 13 munitions.

Shayadini Tetndap Fadimatou, inspecteur de police, écope d’une sanction « pour faute contre l’honneur, le devoir et la probité par non-paiement de ses dettes, indélicatesse commise dans la vie privée et préjudiciable au renom de la police pour pratique d’une activité privée lucrative ».

Liliane N.

 

Some 40 journalists of the Cameroon Association of English Speaking Journalists, CAMASEJ have been schooled on the importance of upholding historical facts while reporting on the socio-political crisis in the North West and South West regions of the country.

This was during an intensive one-day capacity-building workshop held last Saturday September 11 at the Mountain hotel in Buea organized by CAMASEJ. The training focused on understanding Cameroon History for better reporting of the crisis in these two regions and covering the COVID-19 pandemic in the two troubled regions.

One of the facilitators at the workshop, renowned University don and historian, Prof Julius Victor Ngoh traced Cameroon’s History from 1953 until date, while focusing on important historical facts that journalists and the public often get wrong which in one way or the other escalates the crisis.

A typical example is the 1972 referendum on which Prof. Ngoh took timeout to correct. To him, the widely held view that there were only two ballots “Oui” and “Yes” (the same thing) is inaccurate and false. He stated that there were actually two ballot papers, the white for the “Yes” translated as “Oui” and the black for the “No” translated as “Non” though he indicated the latter were few in number.

The former Registrar of the University of Buea further stated that Southern Cameroons was never an independent State before it joined La Republique as claimed and advanced by those who want separation.

                     Prof Julius Ngoh

“I have heard several people say that Southern Cameroons had independence before October 1961 and they say we are fighting for the restoration of our independence. No, you cannot say you want something to be restored when you did not have it. Southern Cameroons had independence upon joining the Republic of Cameroon. It is important to know the history,” Prof Ngoh said.

“Not knowing the history and telling the history the way it was, there is the tendency of misinterpreting and aggravating the situation. Some of those who have taken up arms did so believing that what they are doing is correct,” he added.

He stated historical facts establishing that though Southern Cameroons was rich in mineral resources, it was not economically viable to stand on its own, reason why back then the separate State option was very unpopular.

The historian regretted that after marriage between Southern Cameroon’s and La Republique was consumed, the latter’s political decisions, miss management and poor governance with deliberate moves to wipe the identity of English-speaking Cameroonians slowly but surely led the country into the current mess.

A view supported by Dr Vitalis Munja, another facilitator at the workshop. He and Prof Julius Ngoh are unanimous on the fact that the fighting and killings currently going on in the two regions will never solve the situation nor draw the attention of the international community as wished.

“We are orphans. No diplomatic service has been able to recognize or table this before the UN Security Council…The people who started this, teachers and lawyers are back at work, so others should think twice…” Dr Munja said.

             Participants at the workshop

He challenged journalists to be truthful, impartial, fair, base their write-ups on historical facts and above all put the interest of the people first as they report the ongoing Anglophone crisis that is entering into its fifth year.

It is worth mentioning that as the crisis continues to rock the North West and South West regions, journalists in the said regions remain targets in their day-to-day reporting. Some of them have been victims of abductions and others received stray bullets in the course of reporting on the conflict.

In a bid to have its members safe in such a hostile environment, CAMASEJ thought it wise to include a training on staying safe in a hostile environment presented by Amindeh Blaise Atabong, an international freelance and award-winning journalist.

The journalist outlined tips on how to stay on alert to guarantee ones protection while reporting in conflict zones.

                  CAMASEJ national President, Jude Viban

The workshop, organized with the financial support from the Prime Minister’s Office and UNESCO had as objective to drill CAMASEJ journalists on some important historical facts and equip them with the necessary tips to accurately report during pandemics and in hostile areas.

“We realized that the crisis that has been going on for more than four years now is based on the history of our country. We as reporters need to know and master the history and master the facts because as journalists ours is to report the fact…” Jude Viban, CAMASEJ national President said.

“When we noticed that in most of the conversations online, there are a lot of deliberate lies about our common history that sometimes find a soft landing with journalists who do not know what the real facts are, we decided to provide those facts to trigger the minds of journalists to go for further reading, further investigations that will help them better report the conflict…” He added.

Speaking on behalf of the association, Jude Viban promised to organize more training sessions to empower members on other aspects where there is a knowledge gap for a better reporting of issues of the time.

 

Ariane Foguem

 

Ten brand new haemodialysis machines have been acquired by the Yaounde General Hospital to step up the number of patients’ intake that stood at 200 daily, largely insufficient to attend to everybody.

Patients suffering from kidney-related diseases in Cameroon’s political capital, Yaounde can now breathe a sigh of relief. The haemodialysis centre of the Yaounde General Hospital has been enriched with ten brand new dialysis machines, bringing the number of machines available to 22.

The equipment that will step up the treatment of patients with kidney failure was inaugurated Wednesday September 15 by the Minister of Public Health, Dr Malachie Manaouda.

The machines come just in time to attend to some hundreds of kidney failure patients in Yaounde, some of whom used to go for days and at times weeks without a single dialysis session due to insufficient machines.

The hospital that has the largest haemodialysis unit in Yaounde was in perpetual wants with only 12 machines attending to dialysis needs of about 200 patients daily, insufficient according to some hospital staff regarding the number of patients.

According to Dr Aristide Nono Tomta working at the haemodialysis unit, the 12 machines available often broke down due to overuse, making it more difficult for them to attend to patients. He indicated that with the new digital and modern machines, the unit’s capacity will be upgraded as it will ease and make treatment faster.

With the 22 machines, the unit will move from 1,500 to run 2000 dialysis sessions per month.

Thanks to this acquisition, the Government of Cameroon can rest concerning the treatment of dialysis patients in Yaounde, who for the past months were fond of protesting poor treatment and equipment shortage.

Health authorities had indicated that arrangements were been done to acquire new haemodialysis kits and that the Coronavirus was making it difficult to import the machines from suppliers abroad due to travel restrictions and the economic slowdown.

Dialysis was introduced in Cameroon in the early 1980s, and included both peritoneal and hemodialysis. However, hemodialysis has been the only available modality of renal respiratory therapy for over two decades now

As at today, statistics from the Ministry of Health have it that the country has about 2,500 patients with acute kidney infections, up from 400 in 2012.

 

 Ariane Foguem

Le ministre de la Santé Publique s’est rendu au Centre des Urgences et à l’Hôpital Central de Yaoundé pour une visite d’inspection des circuits de prise en charge des cas.

 

Accompagné de nombreuses autres personnalités, à l’instar du gouverneur de la Région du Centre, du Secrétaire Général du Minsanté et des hauts responsables du département ministériel dont il a la charge, le membre du gouvernement a tenu à toucher du doigt les aménagements qui sont apportés à quelques mois de la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations.

Accueilli à l’entrée du Centre des Urgences et à l’Hôpital Central de Yaoundé (Cury) par le Dr Louis Joss Bitang, directeur de cette formation hospitalière, Manaouda Malachie et sa suite, après un bref entretien, vont procéder à la visite de certains services, notamment  celui de l’échographie,celui du scanner et enfin la salle de radiologie.

A l’échographie comme au scanner, les membres de la délégation ministérielle ont pu se rendre compte de la présence des appareils qui permettent une prise en charge immédiate en cas de problèmes; plus loin, ils ont aperçu les ambulances médicalisées récemment acquises dans le cadre de l’amélioration des plateaux techniques pour la riposte au Covid-19.

Quelques pas plus loin, dans l’enceinte de l’Hôpital Central, le ministre de la Santé publique et sa suite ont procédé au même rituel, après avoir été accueillis par le Pr Pierre Joseph Fouda, directeur de ce centre hospitalier. Ce dernier les a conduits dans les services de scanner, d’échographie, de radiologie et du bloc opératoire.

De ce côté, les bâtiments ont été réhabilités et le plateau technique rehaussé et du point de vue des visiteurs, “L’on ne peut que se féliciter après cette visite car tout a été fait pour répondre promptement à tout ce qui pourrait survenir comme problèmes sanitaires pendant que va se dérouler la compétition; Nous ressortons de cette visite entièrement satisfaits par les installations et cette fraîcheur naturelle qui se dégage à première vue…”.

Du 9 janvier au 6 février 2022, le Cameroun sera le pays hôte de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). La tension est de plus en plus palpable et les visites comme celle de ce 14 Septembre vont se multiplier, étant donné que cet événement va occasionner un afflux massif de supporters et de touristes.

À titre d’exemple, en 2012 au Gabon, plus de cinq cent mille (500 000) supporters avaient assisté à la plus grande fête du football Africian.

Même avec l’instauration d’une jauge Covid pour réduire le brassage des spectateurs, les infrastructures camerounaises seront confrontées à un véritable défi  sanitaire. 

 

Nicole Ricci Minyem

 

Du point de vue de cet expert, le Moabi, espèce végétale de la famille des Sapotaceae et dont le nom scientifique est Baillonella toxisperma risque de disparaître si des décisions urgentes ne sont pas prises afin d’arrêter la saignée. En rappel, le Moabi est « multi-usages » et constitue la principale source de revenus des populations autochtones notamment celles qui vivent dans la Région Est du Cameroun.

 

  • Dr Samuel Nguiffo lors de l’exposé vous avez évoqué l’idée de faire intervenir les clauses incluses dans la Convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ce qui se fait aujourd’hui autour du Moabi est simplement le résultat d’un constat, celui de la surexploitation d’une essence qui a le malheur d’être une essence à forte valeur commerciale pour le marché international et à très forte valeur culturelle, économique, médicinale, locale.

C’est une essence sur laquelle est construite l’économie des communautés autochtones de la zone forestière au Cameroun et sa disparition sera un véritable drame.

C’est inacceptable et il faudrait peut être qu’aujourd’hui on se penche là dessus de toute urgence  au moment où se tient à Marseille, toutes ces discussions, des réunions, des sommets de l’Union International pour la Conservation de la Nature la nécessité de protéger la forêt est évoquée.

Au moment où on prépare avant la fin de cette année la Convention des Parties sur la Biodiversité sur le Changement Climatique.

Au moment où on met en avant le rôle des Communautés Autochtones dans la protection de la forêt, nous croyons qu’il est important dans notre pays, dans notre sous région de reconnaître ce rôle en leur donnant la possibilité de continuer à protéger cette essence et à jouir de ses bienfaits.

Donc nous attirons l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de protéger cette essence, nous attirons leur attention sur le fait que si rien n’est fait, on risque de voir son aire de répartition se rétrécir encore plus et finalement l’essence disparaître.

  • Ce sont ces raisons qui vous incitent à faire appel aux organismes internationaux de protection des espèces et essences rares ?

C’est désormais une nécessité d’inscrire l’essence de Moabi dans la Convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction “Cites”.

  • Pouvez-vous nous en dire plus par rapport à cette Convention ?

La “Cites” est une convention qui a été signée à Washington et dont le but est de réglementer le commerce international des espèces protégées; On essaye par le commerce de réglementer ou de protéger les essences pour les espèces animales.

Concrètement, il est question de déterminer la quantité exacte de cette espèce animale qu’on a encore ou quelle est la quantité de cette essence végétale qu’on a encore et sur cette base là, on essaye de déterminer quel est le quota que l’on pourrait exploiter, sans menacer l’espèce ou l’essence.

Le quota que l’on pourrait exploiter en laissant une chance de régénération à l’espèce ou à l’essence; Ce quota change chaque année et le commerce international ne portera que là dessus et pas au-delà.

  • Pourquoi ne pas tout simplement replanter le Moabi pour rester sur cette espèce précise ?  

Mais tout simplement parce que la nature est complexe et c’est là également que l’Homme trouve l’une de ses limites. On ne peut pas reconstituer la nature malgré toutes les connaissances scientifiques que nous avons, malgré toute la technique que nous développons.

On peut planter le Moabi mais on n’arrive pas à assurer la régénération artificielle de cette essence là; On n’a pas encore réussi jusqu'à aujourd'hui à planter le moabi et à avoir les fruits de cet arbre. On parle d’une essence qui peut avoir une durée de vie de six cent ans et là, on devrait véritablement réussir à nous incliner devant ce que la nature sait faire et que nous ne pouvons pas faire.     



Minyem Nicole Ricci

 

C’est dans le cadre du projet « Stabilisation et relèvement des communautés affectées par la crise sécuritaire à l’Extrême-Nord du Cameroun ». Financé par le Fonds des Nations unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) sur la période de janvier 2020 à juillet 2021, le projet était destiné aux jeunes des départements du Mayo-Sava, du Logone-et-Chari et du Mayo-Tsanaga, les plus exposés aux attaques de la secte terroriste Boko Haram.

 

Le projet gouvernemental a permis de sensibiliser 10 829 adolescents (5 829 filles et 5 000 garçons) pour prévenir leur endoctrinement et leur enrôlement par les groupes terroristes. Sa mise en œuvre sur le terrain était assurée par le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), l’Organisation internationale des migrations (OIM) et l’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO). Ces institutions ont axé leur intervention sur le renforcement de la résilience et l’autonomie des jeunes, à travers les activités de promotion des compétences de vie, l’accompagnement psychosocial et l’amélioration des capacités organisationnelles des plateformes des jeunes et des femmes.

Grâce à ce projet, de nombreux jeunes ont pu bénéficier d’une assistance financière pour démarrer leurs microentreprises. A en croire les chiffres avancés par l’UNFPA, quelques 500 jeunes formés ont pu se lancer dans l’élevage des petits ruminants, tandis que plus de 700 filles ont bénéficié d’une formation et d’une machine à coudre pour se mettre à leur propre compte.

109 acteurs communautaires ont été à cette occasion formés sur l’animation des activités socioéducatives de prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation. Dans le même temps, 34 plateformes communautaires, centres d’écoutes fonctionnels et structures de jeunes et femmes ont bénéficié d’un appui.

Innocent D H  

 

 

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