Selon Samuel Eto’o, Betoo appartient à un groupe de jeunes africains qui ont sollicité son accompagnement

mardi, 19 novembre 2019 09:38 N.O

Déclaration du joueur le plus titré de l’histoire du football africain dans les colonnes de Jeune Afrique.


Samuel Eto’o bon footballeur, mais mauvais patron d’entreprise ? Une question qui a toute sa place. En 2012, il lance une société de téléphonie mobile, Set’Mobile. L’expérience est fourreuse. Chacun y va alors de son commentaire. Pour lui, l’expérience fut enrichissante. « J’y ai perdu beaucoup d’argent, mais je ne regrette rien. J’ai retenu la leçon et appris qu’il est essentiel d’avoir les compétences nécessaires pour lire des bilans, comprendre les chiffres ou manager du personnel. Surtout, cela ne me fera pas renoncer ». Déclare le joueur.

Selon lui, le continent africain a besoin d’entreprises pour créer de la richesse, générer des emplois et sortir les gens de la pauvreté. Ainsi, il revient aussi sur la nouvelle compagnie de paris sportifs.  L’ancien capitaine des Lions Indomptables du Cameroun n’est pas propriétaire de l’entreprise. « Elle appartient à un groupe de jeunes Africains qui ont sollicité mon accompagnement. Après des mois de discussions, et parce que leur foi en l’Afrique m’a touché, j’ai accepté de leur prêter mon image », confit-il au journal de Béchir Ben Yamed.

C’est un fait, la fondation Samuel Eto’o est en berne ces derniers jours. On n’aperçoit plus trop les activités de la fondation. Occasion pour le joueur de faire un bilan. « Nous avons réalisé beaucoup de choses. Nous avons construit et offert un hôpital à l’État camerounais. Nous avons fait éclore aussi de nombreux joueurs, tel André Onana, le gardien de l’Ajax Amsterdam, Christian Bassogog (meilleur joueur de la CAN 2017), ou Fabrice Ondoa meilleur gardien de la CAN 2017 ».

Au passage il ne manque pas de regret. « Il y a quelques années, à la suite de déceptions personnelles, j’ai décidé de suspendre la formation des jeunes footballeurs. Mais nous reviendrons au Cameroun et au Gabon quand nous aurons réorganisé la fondation ». Il magnifie aussi le bon sens du président gabonais Ali Bongo Ondimba. « Il a tout fait pour que le projet aboutisse, mais il arrive que le volontarisme du chef soit contrarié par l’égoïsme et les erreurs de ses collaborateurs. Cela étant, je remercie le président, son épouse et son directeur de cabinet de l’époque, Maixent Accrombessi, qui m’ont beaucoup aidé ».

Bien avant le Gabon, il y a le Cameroun. Pour la mise sur pied de sa fondation, le joueur garde un triste souvenir. « Ce fut digne d’un film d’aventures. J’en ris aujourd’hui, mais c’est vrai que des responsables de haut niveau ont abusé de ma confiance et m’ont fait perdre beaucoup d’argent. Des hommes politiques ont même signé des documents en sachant que c’étaient des faux. C’est incroyable, on se demande où va ce pays ! J’avais le choix : saisir la justice pour me défendre et les faire condamner ou passer à autre chose. J’ai choisi de continuer d’avancer ». Déplore le joueur dans les colonnes de Jeune Afrique.

 
N.O
 

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