Octroi de la Can 2020 de handball féminin au Cameroun, la CAHB annonce des innovations.

dimanche, 09 décembre 2018 13:55 Mfoungo

 
 
C'est le fruit d'une importante réunion tenue en marge de la 23e Can de handball féminin actuellement en cours à Brazzaville. Une rencontre entre le président de la confédération africaine de handball (CAHB) et le président de la fédération camerounaise de handball qu'accompagne le représentant du ministre des sports et de l'éducation civique. 
 
 
Au menu des échanges entre le Dr Aremou, Président de la CAHB, et la délégation camerounaise conduite par le Sénateur Raymond Mbita, president de la fédération camerounaise de handball, l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations de Handball Cameroun 2020. Les échanges entre les deux responsables (en présence du représentant du ministre des Sports camerounais : Dieudonné Mbarga, et du Secrétaire général de la Fecahand), qui portait principalement sur l'organisation par le Cameroun de la 24eme édition de la Can de handball féminin a permis à la délégation camerounaise d'être briefer sur les éléments du cahier de charge de l'organisation de la compétition.
 Le président de la CAHB a saisi l'opportunité pour présenter les innovations majeures que la confédération a décidé d'introduire lors de la 24e CAN au Cameroun. 
 
 
 
Premiere innovation, de 10 participants aujourd'hui, la confédération compte aller pour un tournoi à 12 ou 14 équipes dès 2020. Une décision qui est la conséquence d'une autre décision au niveau mondial, celle de faire passer de trois à cinq le nombre de représentants du continent africain à la phase finale du Championnat du monde de 2021. Une révolution plutôt historique. 
 
 
 
C'est aussi en 2020 au Cameroun que la Can féminine, jusqu'ici baptisée "Edith Bongo Ondimba", du nom de la défunte épouse du Chef de l'État congolais Denis Sassou Nguesso, devra perdre ce nom pour retrouver un nouveau nom de baptême. 
 
 
 
Afin d'être prêt le jour dit et d'éviter les travers observés avec la Can de football masculin récemment retiré au Cameroun, le président confédéral a suggéré au président de la Fecahand de démarrer très tôt avec les différents aspects liés aux préparatifs de la Can. C'est dans cette optique que sera arrêté de commun accord un chronogramme des visites d'inspection, qui permettront de déterminer les sites (gymnases, salles hôtels...) susceptibles d'accueillir les matches et les délégations. La Fecahand devra mettre sur pied le plus tôt possible un Comité d'organisation, auquel la CAHB affectera un représentant pour un suivi permanent et efficace des différentes étapes de préparation devant aboutir à la compétition. La Fédération camerounaise de Handball, plaidoirie de Dr Aremou, devrait former des délégués IHF, afin d'avoir des officiels de table et compter des représentants dans les instances techniques decisionnelles. Le choix des femmes est idéalement requis dans la perspective de la Can féminine. 
 
 
 
Pour roder la machine de l'organisation de sa Can, le Cameroun a la possibilité de solliciter l'accueil du tournoi qualificatif aux jeux olympiques, faute de quoi un appel à candidatures sera lancé pour désigner le pays hôte. Les conditions d'attribution définitive de la Can au Cameroun sont tributaires de la clemence, la magnanimité et la patience de la Confédération africaine de Handball et son président.
 
 
 
Le président de la Fecahand a remercié pour cette marque de confiance et d'estime son interlocuteur, tout en le rassurant que le Cameroun saura mériter la confiance de l'instance faîtière du handball africain. "Pour nous tirer d'affaire, nous avons eu besoin de quelqu'un comme vous qui avait les dispositions qui sont les vôtres. l'Afrique découvrira un pays merveilleux en 2020", a dit le président Mbita. Le sénateur a émis le vœu que la CAHB s'associe l'étroite collaboration de sa fédération avec sa tutelle, le Minsep, pour une fête mieux encadrée du handball féminin africain en 2020. Le président de la Fecahand occupera une place de choix à la cérémonie de clôture de la Can de Brazzaville. Il recevra à l'occasion, des mains du président de la confédération, le Drapeau de la Can. Symbole de l'attribution officielle de la compétition au pays de Roger Milla. Encore faudrait il que les administrateurs du sport ne tirent eux du plomb dans l'aile de l'organisation de la compétition.
 
 
 
Stéphane Nzesseu

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