Le Cameroun classé pays moyens en matière de parité sur le genre en Afrique (McKinsey)

jeudi, 28 novembre 2019 18:35 Danielle Ngono Efondo

C’est en marge du Sommet mondial sur le genre qui se tient du 25 au 27 novembre à Kigali, au Rwanda, que, le McKinsey Global Institute, institut de recherche indépendant de McKinsey, a présenté hier mardi 26 novembre son rapport 2019 sur la parité en Afrique intitulé « The Power of Parity ». De fait, le Cameroun est classé parmi les pays moyens en matière de parité sur le genre en Afrique.

 

Bien que certains pays africains aient réalisé d’énormes progrès dans la recherche de la parité dans certains domaines, les inégalités entre les hommes et les femmes demeurent élevées sur l’ensemble du continent. Les femmes représentent plus de 50% de la population totale de l'Afrique, mais en 2018, elles ne généraient que 33% du PIB total du continent. Cela renforce et alimente les inégalités et compromet la santé économique à long terme de l'Afrique.

Dans l'ensemble, les progrès en matière d'égalité des sexes ont stagné au cours des quatre dernières années. Au rythme actuel des progrès, il faudrait plus de 140 ans à l’Afrique pour atteindre la parité des sexes. Sur le score de parité ou le GPS de MGI - une mesure des progrès en matière d'égalité, le score de l'Afrique est de 0,58 en 2019, indiquant une forte inégalité de genre parmi les 15 indicateurs GPS de l'égalité de genre dans le travail et la société.

Selon le McKinsey Global Institute, le GPS de l'Afrique pour 2019 est le même qu’il y’a quatre ans auparavant. En Afrique, les seuls indicateurs sur lesquels des progrès ont été accomplis sont la protection juridique et la représentation politique. Tous les autres indicateurs sont restés identiques voire en régression dans certains pays.

Le cheminement vers la parité diffère considérablement entre les pays africains. L'Afrique du Sud a le GPS le plus élevé à 0,76, ce qui indique une inégalité moyenne entre les sexes. La Mauritanie, le Mali et le Niger ont les scores les plus bas, respectivement 0,46, 0,46 et 0,45 (inégalité extrêmement élevée).

Bien que la situation générale soit caractérisée par une stagnation, voire des renversements, dans la progression vers la parité, certains pays ont montré une amélioration remarquable de certains indicateurs. Par exemple, le Rwanda et l'Afrique du Sud ont augmenté la représentation des femmes dans les postes de cadres moyens de 27% et 15%, respectivement. L'Algérie a réduit les taux de mortalité maternelle d'environ 9%. L'Egypte a triplé son score et la Guinée et le Liberia ont doublé leurs scores en matière de protection juridique des femmes.

Le Cameroun obtient une note de 0,53 sur 1, pour ce qui concerne la parité au travail ; 0,71 pour l’ouverture de l’économie formelle et informelle aux femmes ; 0,35 pour ce qui est de la protection légale des droits des femmes dans le domaine de la politique ; 0,78 pour la protection de l’intégrité des femmes ; 0,62 sur les inégalités liées au genre dans la société ; une note de 0,52 pour l’accès aux métiers professionnels et techniques, etc. Le score final du Cameroun pour la parité en matière du genre est de 0,59 sur 1.

Ces exemples de progrès rapides devraient inspirer les autres à aller de l'avant avec des actions visant à faire progresser l'égalité des sexes.

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Danielle Ngono Efondo

 

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