La crise anglophone à l’origine de la mauvaise qualité des routes à Douala IVe

samedi, 14 septembre 2019 10:14 Otric N.

Jean Marc Ekoa Mbarga, sous-préfet de Douala IV, a imputé à la crise anglophone l'échec du conseil municipal de Douala à réhabiliter plusieurs routes cassées dans la capitale économique du pays.

Selon nos confrères de Cameroun Info Net qui citent le journal The Post, Jean Marc Ekoa Mbarga a également déclaré que la guerre contre Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord épuise également les ressources financières de l'Etat. Ekoa Mbarga s'exprimait lors d'une visite d’évaluation de la rentrée scolaire dans les écoles de l’arrondissement de Douala IV.

Selon ces sources, la plupart des écoles qu'il a visitées accueillent des personnes déplacées des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L'un des problèmes majeurs que la gestion des écoles a posé à l'administrateur était le mauvais état des routes dans la région, qui rend très difficile la circulation des élèves, des étudiants et des enseignants à destination et en provenance de l'école, surtout quand il pleut.

En réponse à la plainte, le sous-préfet a déclaré que le problème des routes ne se posait pas seulement à Bonaberi, mais dans d'autres parties de Douala. La Mairie de Douala a prévu des projets de réhabilitation des routes à Bonaberi, "mais le principal problème qui retarde l'exécution des projets est le manque de fonds car la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la guerre contre Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord ont laissé les caisses de l'Etat vides".

Le sous-préfet n'a pas pu faire de promesse concrète aux différentes autorités scolaires que la Mairie de Douala IV réalisera les projets de réhabilitation des routes. Les autorités de certaines écoles ont plaidé qu'en attendant que les fonds soient disponibles, le conseil municipal de Douala devrait au moins jeter du gravier sur les routes pour remplir les nombreux nids de poule et réduire la boue.

La Mairie de Douala IV dépend essentiellement des subventions de l'Etat et des recettes fiscales pour la réalisation de ses projets de développement. Mais étant donné que la plus grande partie des recettes qui entrent aujourd'hui dans le Trésor public sert à financer les guerres susmentionnées et le paiement des salaires des fonctionnaires, même les subventions publiques pour l'entretien des routes sont difficiles à obtenir.

En ce qui concerne la part des impôts de la Mairie de Douala IV, l'adjoint au maire de Douala II, Jean Robert Wafo, a déclaré au journal The Post que depuis quelques années, toutes les recettes fiscales collectées à Douala sont d'abord envoyées à Yaoundé.

"Lorsque l'argent va à Yaoundé, le ministre des Finances envoie alors la part du conseil municipal de Douala, et le conseil municipal donne à son tour les parts des autres conseils municipaux. Mais étant donné qu'une grande partie des recettes de l'Etat a servi à financer la guerre dans les deux régions anglophones et la guerre contre Boko Haram, les Conseils de Douala connaissent de graves problèmes financiers et ne peuvent faire face à leurs projets", a-t-il dit.

 

Otric N. 

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