Fait divers : Cambriolage au Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de Garoua-Boulaï

mardi, 12 mars 2019 10:06 Bossis Ebo'o

Le bureau du chef du Cmpj a reçu la visite des hors la loi dans la nuit du 10 au 11 mars 2019.

 

Les habitants du quartier Saball ville de Garoua Boulaï ont été réveillés ce lundi 11 mars 2019 par une annonce non habituelle, celle du cambriolage du bureau du responsable Cmpj de l'arrondissement. 

Le cambriolage du bureau du chef du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes (Cmpj) de l'arrondissement de Garoua Boulaï ne passe pas inaperçu, tant il alimente suspicion et commentaires d'autant plus que ce n'est pas le premier cas. Comme un air de déjà vécu les commentaires vont bon train  pour Bienvenu Kadja, chef  de centre multi fonctionnels de promotion des jeunes de l'arrondissement de Garoua-boulai vient encore d'être victime d'un cambriolage, dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mars  2019, par des individus non en-cours identifiés inconnus. Selon des sources au Centre multifonctionnel de promotion des jeunes de Garoua Boulaï, c'est une nième fois, des individus malfrats font éruption dans ce bureau.

« Ils (les cambrioleurs) ont coupé un plafond pour entrer à l'intérieur. Mon bureau a été bien visité, ils ont emporté tout le matériel de bureau (ordinateur, clé Usb, imprimante, rames de papier...) sans oublier l'argent dont j'ignore encore le montant exacte », témoigne la victime. Avant de rajouter que : « La chance que j'ai évidemment c'est d'avoir sauvé un certain nombre de choses dans mon disques durs externes avec lesquels je me balade régulièrement », explique Bienvenu Gadja Foka.

A la sous préfecture, le cambriolage survenu dans la nuit de dimanche à lundi est pratiquement passé sous silence. Quelques usagers rencontrés sur les lieux n’en sont d'ailleurs pas surpris il nous avoue que « c'est déjà la mode ici. Ce genre de cambriolage est régulier dans le quartier dit administratif de la ville car abritant le bâtiment de la sous préfecture de la délégation de la jeunesse, des sports, des affaires social, de l'éducation de base, la résidence du sous préfet et celui de son adjoint, l'Ong Imc, la radio communautaire Ndah Ngoh, le cercle municipale, etc.

En juillet 2018, le bureau du sous préfet Lawrence Djem avait également été visité de la même manière.

Des individus non identifiés ont pénétré l'enceinte des services de la sous-préfecture après avoir défoncé les fenêtres et le plafond. « Chez nous, il n'y a pas d’énormes dégâts matériels. Au passage, les visiteurs d'un autre genre (cambrioleurs) ont emporté, dans la pénombre, un ordinateur portable, des clés USB, un calepin contenant des notes et des cahiers et saccagé les bureaux avant de prendre la poudre d’escampette » indique un agent en service à la sous-préfecture de l'arrondissement de Garoua Boulaï présent sur les lieux. Une situation qui vient ici remettre au goût du jour, la situation d'insécurité au niveau de la frontière Cameroun- République centrafricaine depuis quelques temps est en négociation avec des groupes rebelles sur la constitution du nouveau gouvernement du professeur Archange Touadera. Causant ainsi une psychose aux siens des populations hôtes.

Pour l'instant, le phénomène prend progressivement de l'ampleur dans l'ensemble de l'arrondissement, malgré les multiples patrouilles mixtes qu'organisent régulièrement les éléments de défenses et de sécurité dans la ville, ces petits malins réussissent à ce frayer un chemin pour assouplir leurs salles besogne. Les populations riveraines restent convaincu que quelques soit la durée de la nuit, le jour finira par se lever et que ces malfrats véreux finiront par se faire prendre dans les mailles des Fmo. Nous apprend-t-on, des dispositions particulières sont envisagées par les autorités administratives et militaires en complicités avec les autorités traditionnelles et les comités de vigilance pour mettre progressivement la main sur ces infortunés sans foi ni loi sèment la désolation à certaines personnalités dans l'ensemble de l'arrondissement de Garoua Boulaï, au nord du département du Lom et Djerem, région de l'Est Cameroun. Une enquête est ouverte pour mettre ces hors-la-loi, hors d'État de nuire.

 

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