Des élèves déplacés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest reçoivent des bourses scolaires à Bafang

mardi, 15 janvier 2019 11:38 Liliane N.

La cérémonie a eu lieu le 13 janvier 2019 dans la région de l’Ouest.

C’est une cérémonie qui a fait briller les yeux des élèves venant des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et qui ont trouvé refuge avec leurs parents à l’Ouest du Cameroun. 100 élèves parmi lesquels 30 des zones anglophone ont reçu des mains du Pr. Nalova Lyonga le Ministre des Enseignements secondaires (Minesec) l’enveloppe d’un montant de 50 000FCFA. Le don a été possible grâce à l’apport de Brice Tchoualeu originaire du département du Haut-Nkam et fondateur de la Helping Youth Through Education (Hye).

En saluant et encourageant le geste de ce camerounais de la diaspora, le Pr Nalova Lyonga a demandé aux bénéficiaires de se mettre à la tâche afin d’être demain, des donateurs. «Restez bons. Consacrez-vous à vos études, vivez afin que d’autres puissent aussi vivre demain à travers vous. Détournez-vous de la drogue, de l’indiscipline, de la paresse et du matérialisme», a-t-elle ajouté. Le Pr Nalova Lyonga a par ailleurs salué les populations du Haut-Nkam par rapport qu’elles aient accueilli sereinement les déplacés des zones anglophones.

Participant à la cérémonie, André Siaka le parrain de l’évènement a déclaré «celui qui donne le fait par solidarité. Cela s’impose comme un devoir d’humanité qui justifie notre passage ici-bas. En donnant ces bourses, Brice arrose des jeunes plantes qui demain porteront des fruits dont notre pays sera fier».

A titre de rappel, il faut dire que les populations des Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont dû abandonner leurs habitations et trouver refuge dans des zones un peu plus calmes à l’instar des régions du Littoral et de l’Ouest. On se rappelle qu’en septembre 2018, la Mairie de Foumbot située dans le département du Noun à l’Ouest avait sorti son fichier de recensement. Elle avait recensé 292 déplacés de la crise anglophone dont 202 enfants. Alidou Njutapmvoui, le maire de Foumbot, avait indiqué en cette période-là que, seule la moitié de ces enfants est scolarisée.  «Nous allons nous travailler avec l’inspecteur d’arrondissement de l’éducation de base pour essayer de voir comment les 100 autres seront inscrits dans les écoles», avait promis le magistrat municipal. Il a également prévu de réhabiliter certaines salles de classe pour accueillir en urgence ces élèves inattendus.

Parmi les déplacés adultes recensés à Foumbot, il y avait le chef traditionnel de Tiben, village situé dans l’arrondissement de Batibo (Nord-Ouest). Il a trouvé refuge à Foumbot avec sa famille, pour échapper aux violences liées à la crise anglophone. De façon générale, l’année dernière le nombre de personnes ayant quitté leurs localités d’origine pour fuir les conflits était estimé à 160 000, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha).  Ladite institution avait mis sur pied un plan de réponse d’urgence de trois mois pour un coût de 15, 2 millions de dollars (8, 537 milliards de francs CFA).

Les besoins les plus urgents qui avaient été recensés par l’Ocha portaient sur la construction des abris pour les familles, l’alimentation de base, les soins de santé primaires et la prise en charge d’urgence, l’accès à l’eau potable, l’amélioration de la protection et l’éducation.

Liliane N.    

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