Politique: Joshua Osih assume ses responsabilités après l’échec de son parti à l’issue de la présidentielle du 7 octobre dernier

mardi, 06 novembre 2018 14:35 Mfoungo

Le candidat malheureux du Social Démocratic Front l’a fait savoir le Week end dernier, pendant que se tenaient les assises du comité exécutif national de ce parti politique dans son siège de Yaoundé.

Devant le chairman Ni John Fru Ndi et ses autres camarades du parti, il a refusé que l’on rejette la faute sur quelqu’un d’autre. Pour lui, « il n’est pas question de chercher ailleurs, un autre coupable, si coupable, il y’en a. Les jeux ont été faits et notre grand parti occupe le 4ème rang, perdant ainsi la place de leader parmi les partis politiques de l’opposition qu’il occupe depuis les années 90 ».

Le député à l’assemblée nationale, qui est par ailleurs le premier vice-président du social démocratic front a affirmé que tous les moyens ont été mis en œuvre pour que ce parti conserve sa place ou tout au moins, accède au fauteuil présidentiel, malheureusement. Il est question pour lui, de « se tourner aujourd’hui vers l’avenir et de se remettre sur le ring afin de mieux aborder les élections locales qui arrivent à pas de course ».

Le rang occupé par le SDF, quatrième après Paul Biya, du rassemblement démocratique du peuple camerounais, Maurice Kamto du mouvement pour la renaissance du Cameroun et Cabral Libî Li Ngué Ngué du parti Univers, le petit poucet de ce scrutin, a été perçu dans cette famille politique, comme une grosse humiliation. D’autant plus que dans une attitude républicaine, alors que le conseil constitutionnel avait donné le nom du vainqueur, le candidat du social démocratic front s’est plié et a félicité le président nouvellement élu. Une attitude qui n’a pas rencontré l’assentiment de ses camarades et qui a amené quelques-uns à demander sa tête. C’est par exemple le cas du maire de la commune d’arrondissement de Loum mais aussi de certains militants installés en dehors du territoire.

Pourtant, le natif de Kumba est resté égal à lui-même et a plutôt invité les militants à tourner cette page certes sombre mais pleines de leçons à tirer pour les prochaines échéances électorales. Un conseil que les uns et les autres ont pris la résolution de mettre en pratique, dès lors que le chairman a déclaré que ces assises ne tenaient pas lieu de tribunal où il fallait trouver un coupable. Le jeu démocratique est tel qu’il y’a un gagnant et un perdant. Et comme le Social Démocratic Front a perdu, toutes les ressources doivent être à nouveau mobilisées afin de laver l’affront subi le 7 octobre dernier.

L’on se souvient qu’après l’annonce de Ni Jonh Fru Ndi, lorsque le choix avait été porté sur la personne de Joshua Oshi, comme représentant de ce parti politique à la veille de l’élection présidentielle et malgré l’engouement populaire, l’on avait noté quelques sons discordants, qui avaient fait dire à Stéphane Akoa, analyste politique, que « le candidat du Social democratic front pour ce rendez-vous important fait face à des luttes internes qui ne favorisent pas la cohésion autour de sa candidature ».

Maintenant que les dés sont jetés et que d’autres rendez-vous interpellent le Social Démocratic Front, tout comme les autres formations politiques, il est important de se remettre en question, afin de mieux préparer les échéances à venir car, comme on a pu le constater, pendant le scrutin qui s’achève avec la prestation de serment du président élu, rien n’est joué à l’avance.

Nicole Ricci Minyem

 

 

 

 

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