High-tech : La Suisse reste le pays le plus innovant au monde pour la neuvième année consécutive

jeudi, 25 juillet 2019 07:29 Danielle Ngono Efondo

L’édition 2019 de l’Indice mondial de l’innovation rendu public mercredi 24 juillet, à New Delhi, en Inde, par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), a révélé que, la Suisse est le pays le plus innovant au monde, suivi de la Suède, des États-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. La Suisse maintient ainsi son rang pour la neuvième année consécutive.

 

L’Indice, dont c’est la douzième édition, est un outil de référence mondial qui aide les décideurs à mieux comprendre les moyens de stimuler et de mesurer l’activité en matière d’innovation, un moteur majeur du développement économique et social. « L’Indice mondial de l’innovation nous montre que les pays qui donnent la priorité à l’innovation dans leurs politiques ont enregistré une progression importante dans leur classement », a indiqué M. Francis Gurry, Directeur général de l’OMPI. 

 

La Suisse est donc le pays le plus innovant au monde, suivi de la Suède, des États-Unis d’Amérique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.  Voilà ce que révèle l’édition 2019 de l’Indice mondial de l’innovation qui indique également que, les chefs de file régionaux, à savoir l’Inde, l’Afrique du Sud, le Chili, Israël et Singapour;  la Chine, le Viet Nam et le Rwanda arrivant en tête de leurs groupes de revenu.

 

Globalement, la plupart des pôles scientifiques et technologiques se trouvent aux États-Unis, en Chine et en Allemagne. Mais le Brésil, l’Inde, l’Iran, la Russie et la Turquie figurent également sur la liste des 100 premiers pays du classement dans ce domaine. Les cinq premiers pôles sont les suivants scientifiques et technologiques sont ceux de Tokyo-Yokohama (Japon), Shenzhen-Hong Kong (Chine), Séoul (Corée du Sud), Beijing (Chine) et San José-San Francisco (États-Unis).

 

Sur le plan régional, l’Europe, qui a quatre pays (la Suisse, la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni) dans le « Top 5 » (les Etats-Unis sont classés troisième). Douze des 20 économies placées en tête du classement de l’Indice mondial de l’innovation sont situées sur le continent européen.

 

En Amérique du Nord, les États-Unis se placent parmi les trois premiers du classement de l’Indice grâce à de meilleurs résultats et une couverture des données améliorée. Les Américains gardent leur place de chef de file mondial s’agissant de la qualité des marchés du crédit et des placements. Selon l’OMPI, les Etats-Unis disposent également d’entreprises mondiales très actives dans la recherche-développement, ainsi que des publications scientifiques et des universités de premier plan.  Son voisin, le Canada, a atteint la dix-septième position, lui aussi grâce à son capital humain et de son système dans le domaine de la recherche.

 

La Chine est cette année placée en quatorzième position après une progression rapide au classement de l’Indice au cours des dernières années. Selon l’OMPI, Beijing poursuit ainsi son ascension dans le classement pour se placer résolument parmi les chefs de file mondiaux de l’innovation. « La montée au classement de grandes puissances économiques comme la Chine et l’Inde, qui a transformé la géographie de l’innovation, résulte d’une action politique délibérée en faveur de l’innovation », a fait valoir M. Gurry.

 

S’agissant de l’Afrique subsaharienne, l’agence onusienne rappelle que depuis 2012, les économies ont été plus nombreuses à obtenir des résultats relativement bons en matière d’innovation, par rapport à leur niveau de développement économique, que dans toute autre région. On compte cette année parmi celles-ci le Kenya, l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Mozambique. L’Afrique du Sud (63) arrive en première place par rapport à toutes les économies de la région, suivie du Kenya (77) et de Maurice (82).

 

Par ailleurs, l’Indice a aussi examiné le contexte économique. Ainsi malgré des signes de ralentissement de la croissance économique, l’innovation continue de prospérer, en particulier en Asie. Toutefois, l’agence onusienne note que « des pressions » se font sentir en raison « de la perturbation des échanges commerciaux et du protectionnisme ».

 

Danielle Ngono Efondo

 

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