Immigration contrôlée : Une jeune nigériane retenue comme esclave au Liban

lundi, 13 janvier 2020 08:56 Nicole Ricci Minyem

Ajayi, âgée de 23 ans et originaire de l’Etat de Kwara, avait reçu la promesse d’un emploi d’enseignante d’anglais grâce à un « ami » de sa famille. Malheureusement, arrivée sur place, son passeport lui a été arraché et, celui qu’elle appelle maître ou patron dans la vidéo lui a fait savoir qu’il l’a achetée en tant qu’esclave.

 

Ayant refusé d’entretenir des rapports sexuels avec le libanais, elle craint pour sa vie et lance un appel à l’aide. Ses parents sont Kehinde Ajayi et Felicia Ajayi. 

« Un ami de la famille m’a présenté aux Libanais qui m’ont amenée ici pour enseigner l’anglais à leurs enfants. Il s’est avéré que c’était un mensonge. Quand je suis arrivée ici, ils ont confisqué mon passeport. J’ai demandé pourquoi ils ont fait cela, on m’a dit que j’avais été vendue comme esclave. Je traverse une situation horrible ici. J’espère que je ne mourrai pas. Quand nous sommes malades, ils ne nous emmènent pas à l’hôpital et ils ne nous donnent que des analgésiques. La moitié des gens avec qui nous sommes venus au Liban sont morts. 

La personne avec qui je suis maintenant veut me violer. Je me débats avec lui. Il a récupéré mon téléphone. Il a dit qu’il ne le rendrait pas tant que je n’aurais pas accepté ses avances sexuelles. Je parviens à entrer en possession de mon téléphone quand il dort ou quand il sort. 

J’ai dit à mon patron que je voulais retourner au Nigeria, il m’a répondu qu’il m’avait acheté ; morte ou vive, je lui appartiens. J’ai un bébé de trois ans au Nigeria. Feminique Life Support, s’il vous plaît aidez-moi, ayez pitié de moi ! Je veux prendre soin de ma fille. S’il vous plaît, ne laissez pas ma mort faire pleurer mes parents. S’il vous plaît aidez-moi, ne permettez pas qu’il me tue dans ce pays. Je n’ai même pas de chambre pour dormir.

Je dors au sol, dans le salon, avec tout ce froid. On ne me donne même pas un drap pour me couvrir, je porte des vêtements usés. Aidez-moi, s’il vous plaît, parce que lorsque cet homme a essayé de me violer, je l’ai repoussé, alors j’ai peur qu’il me tue.

Mon enfant ne me connaît pas et je souffre trop. Le travail que je suis venue faire ici est différent de ce que je fais actuellement, et au moment où je vous parle, je suis malade et ils m’ont donné uniquement des analgésiques… »

Lire aussi : Migration clandestine : Le témoignage pathétique d’une camerounaise retenue en otage

 

Nicole Ricci Minyem

 

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