Grande bretagne : Theresa May propose un nouveau vote sur l’accord de sortie de l’U.E

jeudi, 14 mars 2019 08:33 Innocent D.H

Le Gouvernement a annoncé ce mercredi soir, que la Première ministre britannique va soumettre au vote des députés une motion proposant d’organiser d’ici le 20 mars un vote sur l’accord de divorce.

 

Les élus britanniques ont fait obstruction à cet accord deux fois au moins. Une fois de plus il est question pour Theresa May de solliciter l’adhésion des parlementaires. Au cas où l’accord serait adopté, elle va demander aux dirigeants européens un court report du Brexit, jusqu’au 30 juin prochain. Tandis qu’en cas d’un nouveau recalage, le report se verra étendu au-delà du 30 juin. Dans ce contexte, le Pays sera invité à organiser des élections européennes en mai, selon les termes de la motion. 

 

L’approche d’un scénario sans Brexit

Le vote prévu pour le 20 mars est un autre tournant décisif dans l’histoire britannique. Même si l’engouement de Theresa May reste profond en ce qui concerne la sortie de la grande bretagne de la zone euro, l’hypothèse d’un scénario sans Brexit n’est pas totalement à exclure. Les députés ont entre leurs mains, les clefs qu’il faut soit pour faire échec au programme initié par May, soit pour lui donner enfin raison. Mais, si l’on s’en tient au refus exprimé par les élus deux fois de suite de ne pas laisser l’accord prospérer, une question se pose si pour la troisième fois l’on ne s’éloignera pas du Brexit et si la Première ministre ne renoncera pas à son combat. 

 

En cas de Brexit

La Royaume-Uni devrait ainsi sortir de l’Union européenne en cas de Brexit. Une situation qui pourrait impacter sur les relations qui étaient jusque là poussées entre les deux puissances notamment au plan économique. Selon des sources crédibles et dignes de foi, la France envisage des solutions pour sa pêche : « 50 à 60 % de la pêche de certains bateaux français se fait dans les eaux britanniques (…) où ils n’auront plus le droit d’aller sans accord entre Londres et Bruxelles ». Du côté de Londres, elle va être obligée de baisser drastiquement ses droits de douane. Le Gouvernement britannique affirme aussi qu’il n’organisera pas des contrôles physiques à sa frontière avec l’Irlande.

A l’analyse des faits la situation s’annonce pas facile pour l’U.E et Le Royaume-Uni en cas de Brexit car les deux puissances étaient déjà bien ancrées dans des coopérations mutuellement bénéfiques. La non adoption du Brexit si elle venait à se prolonger montrerait peut-être une Theresa May sans issue que de rester dans la zone euro.

 

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