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Liliane N.

Liliane N.

L’économiste analysant les nouvelles pertes enregistrées par l’armée dans le cadre de la crise anglophone, affirme qu’il est impératif d’adopter au plus vite le fédéralisme.

Retrouvez ci-dessous la tribune de Dieudonné Essomba

Hier encore, si on en croit les images horribles qui circulent sur INTERNET, l’armée a encore perdu une dizaine de soldats du groupe d’élites BIR, consécutivement à l’explosion d’un engin improvisé, ainsi que 2 véhicules lourds et des armes. Une tuerie qui fait suite à une précédente qui a lieu pendant le week-end dernier, et qui a connu 11 morts dans nos Forces de défense et de sécurité.

 Nonobstant ce massacre à ciel ouvert, les Owona Nguini et autres Bokagne continuent à plastronner sur la force invincible de l’Etat westphalien qu’il pousse dans une guerre qu’il ne peut pas gagner, amis qu’il va certainement perdre. Ou plus exactement, qu’il a déjà perdue, et plus tôt que je ne le croyais, malgré mon immense pessimisme du départ !

 Alors que cela étonne un grand nombre de Camerounais, pour moi, c’est dans l’ordre normal des choses ! Ce massacre de nos militaires qui sera suivi d’une défaite cuisante était parfaitement prévisible et c’est pour cette raison que j’ai demandé dès le départ qu’on aille immédiatement à la Fédération, car nous n’avions plus de temps !

 Bien avant cette crise, j’avais mis en garde le Gouvernement sur le risque qu’il faisait courir au Cameroun en suivant les conseils haineux des Diafoirus qui écument nos Universités. Pour moi, il faisait une très grave erreur en allant éprouver l’Etat et son armée contre un adversaire que tous ces pédants méprisaient à tort, sur la base des considérations totalement irréalistes et biaisées par le désir impatient et cupide d’être nommés à un poste juteux et de vivre dans le luxe.

 J’avais en effet tiré, à travers les sites parlant des Sécessions dans le monde, les facteurs caractéristiques de ces mouvements et j’avais établi les conditions dans lesquelles un pays pouvait les contrôler. Ces analyses statistiques, anthropologiques et économiques conduisaient à la formulation d’un modèle de simulation qui permettait de simuler la cas anglophone et ce qu’il fallait faire.

 Il n’existait aucun scénario dans ces simulations qui fournissait la moindre perspective de victoire de l’Etat unitaire sur la Sécession anglophone! Aucun ! Quand j’ai demandé au régime, contre toutes les opinions et dans les insultes, d’aller immédiatement au fédéralisme, c’est bien parce que je savais que le Cameroun ne pouvait rien contre ces enfants !

 Bien plus, les simulations montraient que le Gouvernement unitaire n’avait même pas les moyens de les empêcher de s’armer !

 Quand un individu comme moi, Fonctionnaire Retraité, Ingénieur Général et Expert, je prends mon courage de dire sur un plateau de télévision très suivi, à côté du colonel BADJECK, que les Amba Boys vont vous battre à plate-couture, comment croyez-vous que je puisse proférer une telle énormité sans une inébranlable conviction ? Je ne suis tout de même pas un rigolo !

 Je vous l’avais bien dit ! La seule perspective pour étouffer l’hydre était d’aller immédiatement au Fédéralisme qui allait agir suivant 3 dimensions :

 Un très grand nombre d’Anglophones allaient se détourner de l’idéologie sécessionniste, puisqu’ayant obtenu le niveau d’autonomie qu’ils réclament depuis de longues années. Cette adhésion massive allait réduire la base de recrutement des Amba Boys

 Le Gouvernement renforçait en priorité les moyens des deux Etats Anglophones pour créer d’urgence une police locale qui allait combattre les Ambazoniens. Ainsi

 

, la perspective de recruter 2.000 policiers dans l’Etat Régional du Sud-ouest avait un impact suffisamment puissant pour détourner la jeunesse des promesses d’une indépendance qui restait encore très spéculative

 

 

Le Gouvernement transférait immédiatement à l’Etat Régional l’essentiel de tous les bâtiments publics de type opérationnel (école, santé, routes régionales, police, etc.), en ne gardant que l’essentiel. De cette manière, c’est l’Etat Régional, sa police et son peuple qui devaient assurer la sécurité de leur propre patrimoine, l’Etat Fédéral venant en appui.

 

Il fallait donc accepter le Fédéralisme et étouffer la pieuvre, au lieu de prendre le risque d’humilier l’Etat, le Gouvernement et l’Armée !

 

Mais alors que je tentais désespérément de sauver les meubles, une racaille d’intellectuels a diffusé partout que je suis antipatriote, voire Ambazonien ! Que je veux « bantoustaniser » le Cameroun !

 

Bien plus, pour contester l’intérêt du fédéralisme et dans un parfait sophisme, ils citaient en exemple le Nigeria et l’Ethiopie qui ont des problèmes, malgré leur modèle fédéral.

 Mais en aucun jour, je n’ai jamais dit que le Fédéralisme supprimait les sécessions ! J’ai toujours soutenu que le Fédéralisme permettait de mieux combattre les sécessions !

 Et cela se voit d’ailleurs dans ces pays qu’ils me citent comme des contre-exemples ! Le Nigeria a connu l’expérience d’un Etat unitaire après le coup d’Etat d’IRONSI qui a supprimé la Fédération, et cela a a conduit à la terrible guerre du Biafra. L’Ethiopie a d’abord un Etat unitaire, et cette forme de l’Etat a failli la conduire au bord de l’abîme !

 Ces pays sont fédéraux et ont des problèmes, c’est vrai, mais s’ils n’étaient pas fédéraux, ils n’existeraient même plus du tout !

 C’est la même chose au Cameroun : notre pays ne peut pas longtemps vivre dans un modèle unitaire ! Il est trop divers ! Maintenant que ces patriotes-aboyeurs va-t-en-guerre ont conduit le pays dans le marécage sanglant, je ne sais pas comment ils se sentent, mais le silence généralisé après la campagne de fanfaronnade montre bien qu’ils ont encaissé un uppercut.

 Et ce n’est que le début !

 Peut-être ne comprennent-ils pas très bien le message qui vient du NOSO : les AMBA BOYS vous disent clairement que vous occupez leur « pays » et qu’ils vont vous chasser, de gré ou de force, par les armes et par le feu. Exactement comme l’ont toujours fait les nationalistes, dans tous les pays du monde et à toute époque.

 

Vous riez, mais eux ne rient pas !

 

Vous leur demandez de déposer les armes, c’est vous qui les leur avez d’abord donné ? Ils ont pris les armes parce qu’ils vous ont demandé votre avis ? Vous ne les avez pas empêchés de s’armer, et vous allez les désarmer comment ?

 

Je vous rappelle, pour ceux qui semblent l’ignorer, que les jeunes Amba Boys sont très inventifs et très déterminés! Ce n’est pas comme nos enfants dorlotés et qui veulent tous entrer à l’ENAM. Les Engins Improvisés qui font maintenant de terribles ravages dans les rangs de notre armée, ils ne les achètent nulle part : ils les fabriquent eux-mêmes !

 

Vous savez qu’ils vont fabriquer quoi demain ? Les Camerounais n’ont même pas conscience dans quelle mélasse s’est embourbé leur pays. Pour la dernière fois, allons au fédéralisme ! N’écoutez plus les imposteurs qui vous trompent ! Un Gouvernement qui écoutent les OWONA NGUINI et autres BOKAGNE est un Gouvernement perdu ! Allons-y immédiatement, sans hésitation, ni murmure ! Il se fait de plus en plus tard !

 

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun Maurice Kamto réitère sa condamnation pour des propos injurieux, haineux ou tribalistes venant de tous les bords.

Maurice Kamto a rendu public le jeudi 16 septembre 2021, un communiqué dans lequel, il remonte les bretelles pour une énième fois aux militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), son parti politique. Le président du MRC affirme ne pas apprécier les propos injurieux, haineux  et tribalistes même s’ils viennent de ses militants.

«Il me revient que des personnes qui seraient des militants ou des sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, continuent, malgré mes mises en garde réitérées, de tenir des propos injurieux, tribalistes ou haineux contre des personnes, des organisations, ou des communautés. Ces discours stigmatisants inacceptables, quand bien même ils viendraient en réaction à des discours similaires EMANANT d’autres personnes, organisations ou communautés, ne sauraient être tenus par des militants ou des sympathisants du MRC, ou par quiconque se revendiquerait de la Résistance Nationale, à plus forte raison de ma personne», a écrit Maurice Kamto.

Le leader du MRC affirme que de tels propos ne sont pas favorables à la construction du vivre ensemble.

«Je réitère ma désapprobation totale de tous les discours injurieux, haineux tribalistes d’où qu’ils viennent. Par conséquent, je condamne fermement tous ceux qui, par quelques moyens que ce soit (médias, réseaux sociaux, échanges directs, écrits etc.) continuent de se livrer à cet exercice indigne du peuple camerounais et dangereux pour la cohésion nationale ainsi que pour la lutte pour la libération de notre pays, dont on est fier de dire qu’il est l’Afrique en miniature», a écrit Maurice Kamto.

Liliane N.

 

Samuel Eto’o Fils a fait savoir au général Valsero qu’il aurait bien aimé être présent au concert qu’il donne demain 18 septembre 2021, au Zénith de Paris.

Le message de Samuel Eto’o Fils adressé au général Valsero fait partie des plus inattendus. Contre toute attente, l’ancien capitaine des Lions indomptables a apporté son soutien au rappeur qui va se produire demain samedi 18 septembre au Zénith de Paris.   

«Cher Valsero, J’aurais aimé me joindre à mes compatriotes, à vous les miens, pour partager ce moment fort, cette consécration de ta carrière, cet honneur à notre culture. Au-delà des divergences d’opinions, la culture restera le ciment de notre unité. Oui, j’aurais aimé t’écouter au Zénith mais la date du concert ayant été récemment modifiée, les contraintes de mon agenda international m’obligent à séjourner hors de France. Je vibrerai avec vous à distance. Bon spectacle et que les dieux de la forêt soient avec toi. # Big Up Bro ! @valserofficiel», a écrit Samuel Eto’o Fils.

Il faut rappeler que le concert de Valsero annoncé en grande pompe depuis des semaines, est tant attendue. Il y a beaucoup de chance qu'il prenne la coloration d'un événement politique. On sait que dans la foulée, il connaitra la participation des hommes politiques tels que Maurice Kamto le président du Mouvement pour la renaissance du Cameorun (MRC); l'honorable Jean-Michel Nintcheu. En parlant lui-même de son événement, le rappeur Valsero déclarait:

«le combat pour la libération du Cameroun ne peut pas se faire dans un trou, le combat pour la libération du Cameroun ne peut pas se faire dans une petite salle… C’est aussi une grosse démonstration de force, une occasion de montrer que notre lutte est grande et légitime». 

Liliane N.

La manifestation de Maurice Kamto qui devait avoir lieu demain est reportée au motif qu’un autre événement se tiendra à la Place du Trocadero.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction d’Agence Cameroun Presse, la Fédération régionale du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) d’Europe informe leurs responsables, militants et sympathisants du report à une date ultérieure, de la manifestation qui devait se dérouler à la Place du Trocadero à Paris en France.

Si on s’en tient au communiqué, il se trouve que demain samedi 18 septembre 2021, qu’une autre manifestation est prévue au même endroit. Il s’agit d’une manifestation «anti pass sanitaire».

«La Préfecture de Police de Paris a estimé qu’il y avait un risque potentiel de débordement. Dans l’impossibilité de régler en 48 heures de nouvelles démarches administratives pour un changement de lieu du rassemblement, les organisateurs de la rencontre avec le président national du MRC le professeur Maurice Kamto, ont reporté ce rassemblement à une date ultérieure. En d’autres termes, la rencontre entre le président Kamto et la diaspora camerounaise en Europe, prévue le samedi 18 septembre, est renvoyée à une date à venir», rapporte la Fédération régionale du MRC d’Europe.

Il convient de rappeler que la manifestation reportée du MRC avait pour but, d’apporter le soutien aux «prisonniers politiques au Cameroun», et d’exiger leur libération. Il était aussi question d’«exiger la fin de la guerre dans les régions anglophones du Cameroun». 

Toutefois, si cet événement n’aura plus lieu demain, dans le communiqué du MRC, il est dit que Maurice Kamto convie massivement ses militants et sympathisants à venir massivement soutenir le général Valsero qui donne un concert demain au Zénith de Paris. Le document précise que la direction du parti communiquera sur la nouvelle date de la manifestation.

Liliane N.

 

    

La décision du gouverneur de la région de l’Ouest Awa Fonka Augustine fait suite à des tests effectués par le Laboratoire National Vétérinaire, dans le cadre d’une enquête épidémiologique, qui se sont révélés négatifs.

Awa Fonka Augustine le gouverneur de l’Ouest vient de signer un arrêté qui lève l’interdiction de transport et de commercialisation des porcs dans toute l’étendue de sa région. Cependant dans ledit arrêté précisément en son article 3, l’autorité administrative précise que les opérations de police sanitaire restent maintenues dans toute la région.

Il convient de rappeler que l’interdiction de transport et de commercialisation des porcs dans la région de l’Ouest, a été causée par la survenue de la peste porcine africaine. On parle de plus de 4000 porcs décimés dans le cheptel. La nouvelle de la suspension de l’interdiction a été rapportée aux de la filière par le Dr Jonas Temwa, Délégué régional du ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales. C’était au cours d’une rencontre qui a eu lieu hier mercredi 15septembre 2021. Il a été précisé que la décision du gouverneur a été prise après que des tests effectués par le Laboratoire National Vétérinaire dans le cadre d’une enquête épidémiologique, se sont révélés négatifs.

« La dernière étape pour nous était d’envisager une enquête épidémiologique dans les fermes en faisant des prélèvements et envoyer au Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) pour vérifier si le virus circule encore dans la région. La bonne nouvelle c’est que tous les résultats qui nous sont revenus s’avèrent négatifs au test de Ppa. Cela veut simplement dire que la maladie est partie. Après cette étape, il fallait donc travailler sur la reprise des activités de la filière porcine. Hier le 14 septembre, le gouverneur a donc pris un autre arrêté pour lever officiellement les mesures des restrictions déjà en vigueur (…) Nous avons lu cet arrêté en expliquant toutes les modalités. Nous nous sommes tous engagés à les respecter pour qu’on évite de tomber aussi précocement dans la même situation dans la région de l’Ouest », explique le Dr Jonas Temwa dans les colonnes du quotidien Le Jour, édition parue en kiosque ce 16 septembre 2021.

Liliane N.  

Selon nos sources le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya Roi des Bamouns a été évacué le mercredi 15 septembre 2021.

Si on s’en tient au confrère Cameroon info, c’est depuis une semaine, que le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya était dans l’attente d’une évacuation sanitaire. Il a finalement quitté le pays hier 15 septembre 2021 aux environs de 16 heures pour une formation sanitaire en Europe dont l’identité n’a pas été dévoilée.

«Sa Majesté souffre de plusieurs maladies. Ce qui n’est pas une surprise compte tenu de ses 84 ans. Mais, la semaine dernière, son état de santé s’est davantage dégradé. L’on pense que la pandémie de l’heure, le Coronavirus, s’en est aussi mêlé. Tout le monde a jugé opportun son évacuation », déclare une source du confrère Cameroon info net présentée comme proche du Roi des Bamouns.

Toutefois, on sait de sources sûres que le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya a été hospitalisé au Centre des urgences de Yaoundé, le 9 septembre 2021. Il a été hospitalisé après un coup de fatigue. Des sources proches du sultanat à Foumban, avaient alors indiqué que l’état de santé du Roi des Bamouns n’était pas alarmant.

Pour brièvement parler de lui, il faut noter que le Roi Ibrahim Mbombo Njoya est né le 27 octobre 1937 à Foumban. Il est, depuis 1992, le sultan, Roi des Bamouns au Cameroun. Au terme d’études primaires à Foumban, sa ville natale, il ira poursuivre ses études secondaires en métropole Française, puis reviendra les parachever au Lycée Général Leclerc de Yaoundé. Après son Baccalauréat, il poursuivra ses études supérieures au Sénégal, à l’Institut d’Etudes Administratives Africain de Dakar. Il y obtiendra un diplôme du deuxième degré.

Il fait partie des caciques du régime actuel avec une riche carrière dans l’administration.

Liliane N.

Ces policiers ont été sanctionnés pour insubordination, mauvaise conduite et négligence.

Hier mercredi 15 septembre 2021, le président de la République Paul Biya a signé un arrêté portant abaissement de grade ou d’échelon de certains policiers. Ils sont au total 10. De façon générale, ils sont sanctionnés pour insubordination, mauvaise conduite et négligence.

Parmi ces hommes en tenue sanctionnés, il y a le cas de l'officier de police Armand Wafo Foba qui est un peu plus parlant. Il a été puni pour avoir saisi et conservé abusivement les papiers d'un civil. Il est dit que cet acte porte atteinte à la considération de la police par extorsion de fonds. Cette sanction pourrait être considérée aussi comme un acte fort, en ce moment où les autorités interpellent les populations sur les altercations qu’elles ont désormais fréquemment avec les hommes en tenue. Il est demandé aux civils de ne plus se rendre justice eux-mêmes.

Pour revenir aux autres policiers sanctionnés, il y a l'inspecteur Bernadin Gael Onana qui a été puni pour avoir vendu un vélo dont la provenance n'avait pas été déterminée. L'officier Valentine Nguema Benga a été sanctionnée pour insubordination et refus de répondre à une lettre d'interrogation. Brice Charles Mvondo est accusé de négligence ayant entraîné la perte d'une arme de service et de 13 munitions.

Shayadini Tetndap Fadimatou, inspecteur de police, écope d’une sanction « pour faute contre l’honneur, le devoir et la probité par non-paiement de ses dettes, indélicatesse commise dans la vie privée et préjudiciable au renom de la police pour pratique d’une activité privée lucrative ».

Liliane N.

 

L’expert en question d’économie Dieudonné Essomba pense que les universitaires camerounais par leurs analyses et leurs incitations, ont conduit le gouvernement dans la mélasse d’une guerre sécessionniste.

En se basant sur les derniers événements survenus dans les régions anglophones, l’économiste Dieudonné Essomba interroge le silence des universitaires camerounais comme le Pr Mathias Eric Owona Nguini et Edouard Bokagne. Il les considère comme ceux qui ont conduit le gouvernement dans la mélasse d’une guerre sécessionniste. Rappelant que le fédéralisme est la solution au problème anglophone, il demande aux universitaires ce qu’ils recommandent aujourd’hui aux autorités au moment la violence semble repris de plus belle au Nord-Ouest et au Sud-Ouest.

Retrouvez ci-dessous la tribune de Dieudonné Essomba  

LES UNIVERSITAIRES DU CAMEROUN NOUS CONDUISENT OU ?

Messieurs les Professeurs et Docteurs, où portez-vous maintenant  vos regards ?  Le week-end passé, l’armée camerounaise a perdu 11 militaires dans des attaques des Séparatistes.

Depuis là, on ne vous voit plus pontifier sur vos Etats westphaliens, vos monstres froids, vos Léviathan et autres conneries de la même espèce. Vous avez conduit le Gouvernement dans la mélasse d’une guerre sécessionniste, avec vos incitations et vos fausses analyses.

Maintenant que la situation, échappe à tout contrôle, que conseillez-vous au Gouvernement ? Dites-le lui, puisqu’il a cruellement besoin de vos conseils! Vous lui demanderez de persister dans cette logique ruineuse, au motif que l’Etat du Cameroun est westphalien ?

Les militaires qui meurent au front sont des hommes, des fils des femmes qui ont souffert pendant 9 mois pour les accoucher.  Ce sont des enfants dont on s’est occupé, et ce sont des chefs de famille utiles à leurs femmes et leurs enfants qui attendent plutôt une promotion que le cercueil précoce.

On nous parle de 1200 éléments des Forces de Défense et de Sécurité déjà tombés ! Ce ne sont pas des animaux tout de même ! Ce sont des hommes et ces hommes ont aussi un nom !

Les intellectuels qui ont poussé le Gouvernement dans cette folie ont aussi des noms : il s’agit clairement de Matthias OWONA NGUINI, diplômé en Sciences politiques, d’Aristide BITOUGA, diplômé en Anthropologie, d’Edouard BOKAGNE qui a un diplôme d’histoire, de NKOLO FOE, diplômé en Philosophie, de Patrick RIFOE, diplômé en Sciences politiques.

D’autres existent, même s‘ils sont moins visibles. C’est eux, cette bande de diplômés qui a intellectualisé la puissance invincible de l’Etat unitaire soi-disant westphalien et promis à l’Etat de ne faire qu’une bouchée de la Sécession.

Une bande de Diafoirus sans intelligence, et incapables de la moindre analyse réaliste d’une situation concrète ! Comment des gens normaux, ayant en plus fait des études en droit, en Economie, en anthropologie, en sociologie et en histoire n’ont pas été capables de comprendre spontanément que le problème anglophone était insoluble dans le cadre d’un Etat unitaire ?

Tout montrait pourtant que c’était de la folie pure que de croire à une victoire de l’Etat unitaire sur la Sécession !

D’abord, le destin d’une guérilla de l’ampleur de la Sécession anglophone, couvrant 20% de la population, impossible à contenir dans le cadre d’un Etat unitaire.

Ensuite, l’histoire des 4 pays nés fédéraux qui se sont amusés à supprimer le fédéralisme et qui ont connu exactement le même parcours : l’Ethiopie qui a connu la Sécession avec l’Erythrée, lke Soudan avec le Soudan du Sud, la Somalie avec le Somaliland. Ne restait que le Cameroun, et nous y sommes aussi !

Or, pour n’importe quel individu, il apparaissait dès le départ que le seul moyen de combattre la sécession anglophone était de lui opposer une police locale, constituée de la même population où se recrutent les Amba Boys, maitrisant l’environnement comme eux et disposant de la même légitimité.

L’armée nationale devait plutôt jouer le rôle de force de soutien à cette police, ce qui l’évitait d’apparaitre comme une force d’occupation.

Mais en opposant de front les Amba Boys qui sont les « enfants du pays » à un conglomérat d’allogènes venus de partout et notamment des régions francophones, qu’escomptait le Gouvernement ?

Il fallait être profondément malade pour espérer un seul instant que les Anglophones allaient trahir leurs enfants réfugiés en brousse et qui combattent un système unitaire dont pratiquement aucun Anglophone ne veut, en dehors de quelques têtes du Gouvernement ! Et encore, car ce n’est pas sûr que tout ce monde soit si fidèle à l’Etat unitaire, et qu’ils ne soient là que par contrainte et intérêt.

Nous sommes entrain de perdre bêtement les Anglophones. Cet entêtement de mule, cette rigidité cadavérique dans l’analyse des faits sociaux, cette pensée ossifiée, cette incapacité d’avoir les pieds sur terre nous conduit dans un abîme sans fond.

Il n’y aura jamais de victoire contre Sa sécession anglophone et les Anglophones ne retourneront jamais à l’Etat unitaire : il faut en prendre acte et avancer !

Car avec le temps qui ne fait que passer, même le fédéralisme qui apparaissait comme la meilleure formule pour tout le monde cessera de présenter la moindre opportunité de solution.  Les Amba Boys, commencés avec des machettes, ont monstrueusement accru leurs capacités de nuisance au point de combattre l’armée sans complexe. C’est eux qui sont en gros progrès, c’est eux qui se renforcent en expérience, en armement et en organisation. Pendant ce temps, le Gouvernement du Cameroun se retrouve totalement piégé et ne sait plus que faire !

Et ce n’est pas avec une telle configuration qu’ils peuvent se mettre à table pour négocier une Fédération !

Les intellectuels du régime de Biya nous conduisent où ? Qu’est-ce qu‘ils conseillent maintenant, en dehors du « monstre froid » qu’ils ont promu jusque-là ? Que le Gouvernement reste dans ce sillage absolument schizophrène ?

Nous sommes clairement dans l’abomination !

Comme je l’avais annoncé dès le début de cette crise, le Gouvernement unitaire va mendier à genoux les liens confédéraux avec les AMBA BOYS.

C’est aussi cela le prix de l’imbécilité dogmatique.

 

Parmi les leaders séparatistes, il y en a qui ont affirmé que confiner Bamenda durant deux semaines, mettrait en mal les populations. 

 

Les leaders séparatistes sont en désaccord par rapport à un mot d’ordre de confinement de la ville de Bamenda, qui devrait en principe commencer ce mercredi 15 septembre 2021. La faction séparatistes dirigée par Sako Ikome et dont le porte-parole semble être Chris Anu est celle qui a annoncé ledit mot d’ordre. Cependant l’autre faction séparatiste qui a à sa tête Ayaba Cho Lucas s’oppose à cette opération. Elle trouve qu’elle mettrait plutôt en mal les populations du chef-lieu de la région du Nord-Ouest.

La consœur Mimi Mefo fait savoir que c’est sur la toile que les deux factions ont rendu public leur désaccord et montré qu’elles ne s’entendent pas sur la stratégie. Toujours selon la journaliste, certains habitants de Bamenda ont choisi de quitter la ville en attendant que le mauvais vent passe. Elle rapporte également que ceux des habitants qui ont décidé de rester, par mesure de prudence, ont ravitaillé leurs maisons pour ne manquer de rien pendant les deux semaines. C’était une affluence des grands jours hier mardi. Rentrant de l’école, les enfants ont informé leurs parents qu'il leur avait été demandé de reprendre les cours seulement en octobre.

Jusqu’ici, on attend la réaction du gouvernement, des autorités locales de la région du Nord-Ouest et de l’armée.

Liliane N.

 

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun trouve que le gouvernement empêche les Organisations non gouvernementales, d’exercer dans notre pays.

En date du mardi 14 septembre 2021, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a rendu public un communiqué qui porte sur les activités des Organisations non gouvernementales (ONG) dans notre pays. Il convient de préciser que ce communiqué fait suite à celui de Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat) dans lequel, il invite les associations étrangères qui exercent au Cameroun à actualiser leurs fichiers dans ses services. Cela doit se faire avec le dépôt d’un certain nombre de documents parmi lesquels «le plan de localisation du domicile principal responsable de l’association, la liste complète des personnels expatriés travaillant au sein de l‘association, leur Cv ainsi que copies légalisées de leurs passeports».

Pour le MRC, ce communiqué  du Minat constitue une entrave au travail des ONG au Cameroun.

«Le MRC rappelle que les associations étrangères exercent leurs activités au Cameroun conformément aux articles 15 à 21 de la loi N°90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association, laquelle loi ne fait aucunement allusion aux exigences évoquées par le ministre de l’Administration territoriale dans son communiqué», écrit le parti politique de Maurice Kamto.

Retrouvez ci-dessous le communiqué du MRC

Liliane N.   

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