Projets routiers : La pratique des prix unitaires détaillés sera désormais de mise

lundi, 17 juin 2019 07:21 Liliane N.

Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics, a indiqué que pour une construction des routes du Cameroun peu coûteuse, il faut également que la commande publique soit plus affinée.

 

Approché par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune pour parler des projets routiers et des mesures mises en place pour faciliter leur exécution, Emmanuel Nganou Djoumessi le Ministre des Travaux publics (Mintp) a dû aussi répondre à la question du coût jugé exorbitant des infrastructures routières camerounaises.

 

Il a déclaré sur ce point, « la première chose que je voudrais que les lecteurs comprennent, c’est que jusque-là, nous avons arrêté les coûts au kilomètre sur la base des prix moyens pratiqués. C’est-à-dire que nous allons dans un environnement donné, on veut construire un axe routier, on s’intéresse à ce qui s’est déjà fait là-bas, au coût qui était retenu. On travaille pour être proche de ce coût ou aller au-delà en y appliquant un coefficient de vente. Désormais, tel ne doit plus être le cas, nous allons pratiquer les prix unitaires détaillés. Ces prix unitaires sont détaillés sur la base des sous détails que nous avons arrêtés.

 

Désormais, il va falloir que la commande publique soit plus affinée. Nous avons des routes nationales, des routes régionales et communales de même que des autoroutes. Il faut donner à chaque type de route, le dimensionnement approprié et la structure ainsi que la chaussée de route appropriée. Si vous voulez construire une route avec une structure de chaussée pour que la route dure 30 ans, elle va coûter plus chère que pour une chaussée et qui amène la route à faire 15 ou 20 ans ». 

 

En parlant des mesures qui ont été prises pour juguler les obstacles qui freinent l’exécution des projets routiers, le Ministre des Travaux publics évoque entre autres, le suivi étroit, la mise en place du tableau de bord. Relativement aux problèmes d’indemnisation pour cause d’utilité publique, on parlera désormais d’assiette des travaux. « C’est-à-dire que le couloir des travaux et non plus de toute l’emprise. On délimite juste la plateforme dont l’entreprise a besoin pour se déployer », explique le Ministre.

 

Liliane N.

 

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