Les professionnelles du bil-bil se frottent les mains dans le septentrion

vendredi, 08 février 2019 12:21 Félix Swaboka.

Deux ans   après l’augmentation du prix de la bière, dans les différents cabarets  l’affluence pousse les gérantes à recruter les servantes dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

 Dans la région de l’extrême-Nord du Cameroun, la ruée vers les cabarets du Bil-Bil à du vent en poupe  chez les fidèles consommateurs de la boisson traditionnel.

Si l’augmentation du prix de la bière n’a pas susciter un découragement chez certains inconditionnels consommateurs de la bière ; chez d’autres c’était le contraire.

Beaucoup ont opté se diriger vers les cabarets de la bière traditionnelle  appelé communément bil-bil dans la région de l’extreme- nord. Un tour chez «  cabaret Dada Gamafou  », la gérante se frotte les mains. Celle-ci à afficher à l’entrée de son espace aménagé pour les adeptes de l’Arki recherche de servantes pour service dans ce débit de boisson.

L’augmentation de la clientèle serait à l’origine du besoin de la main d’œuvre qualifié pour les services aux clients. « Avant je vendais le bil-bil de 7000F par jour, à cause de l’affluence avec d’autres clients ma recette a triplé. Grace à l’augmentation du prix de la bière il y a deux ans, mon activité marche à merveille. Merci à ceux qui ont fait cela. Grace à une recette d’un 1 an j’ai déjà acheté mon terrain ; qui sait peut être en 2019  je mettrai la fondation d’un boukarou. », explique la gérante du cabaret.

Cette illustration nous montre que les femmes qui ont les cabarets se frottent les mains depuis l’augmentation officielle du prix des boissons alcoolisées. Variant de 100F en montant avec 600F l’équivalent d’une boisson alcoolisé désormais, le consommateur peut commander un petit canari ou seau de bil-bil qui selon le contenu vaut six fois la bière.

« Pour saouler quand je prends 10 calebasses, je deviens sou j’aime le bil-bil je m’en fou des autres bières. Tant pis même s’ils ont augmenté le prix, ça me laisse à zero
dégré
 » , psalmodie Wanso Abraham  un abonné des cabarets de cette bière tout joyeux.

Désormais, pour toute cérémonie au lieu des produits dits de brasserie on se tourne vers le bil-bil dans les localités comme Touloum, Mobono, Karhay, Tchatibali, Viri et Guizei. Le malheur des uns fait le bonheur des autres dira quelqu’un, les vendeuses du bil-bil comptent faire de bonnes affaires surtout avec le 11 Février qui pointe à l’horizon.

 

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