High-Tech : Le géant chinois Huawei, désormais privé de Google

mardi, 21 mai 2019 16:01 Danielle Ngono Efondo

C’est un énième coup dur pour le géant chinois Huawei, qui pourrait cette fois, avoir des implications dramatiques pour ses clients. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine continue à s'amplifier. Lundi 20 mai, l’agence Reuters a révélé l’information selon laquelle Google suspendait les licences Android de Huawei.

 

Pour se conformer au décret de Donald Trump interdisant aux entreprises américaines de partager leurs technologies en télécommunications avec des sociétés étrangères dites « à risques », Google a retiré lundi 20 mai, à Huawei, la licence de son système d’exploitation Android. Qu'est-ce que cela signifie concrètement pour les possesseurs de smartphone du géant chinois ? Les utilisateurs de la marque Huawei sont inquiets.

 

Le Président Donald Trump a signé le 15 mai dernier, un décret qui stipule que les sociétés américaines sont interdites de collaborer avec les sociétés étrangères de télécommunication jugées dangereuses pour la sécurité nationale. Dans ce cadre, la marque chinoise est accusée d'espionnage aux Etats-Unis. Une décision lourde de conséquences pour le géant chinois. D’autres entreprises qui lui fournissent des composants, comme Intel, Broadcom et Qualcomm, ont également suspendu leurs collaborations. C’est sans doute, le début d’une Guerre froide économique et high-tech entre Américains et Chinois.

 

Les appareils de Huawei ne disposeront donc plus du Google Play Store, qui permet à un accès facilité à des millions d’applications. Et de fait, les applications natives de Google comme Maps, Gmail ou encore Hangout seront inaccessibles. Huawei pourrait ainsi se retrouver dans l’incapacité de faire tourner ses appareils. Il se murmure cependant que le géant asiatique travaille depuis longtemps déjà sur un Plan B, son propre système d’exploitation pour les mobiles et le reste, un système baptisé « Hongmeng ».

 

S’il est directement visé par ces décisions, Huawei n’est pas le seul à faire les frais de ce décret. Honor, sa filiale, est évidemment impactée, tout comme d’autres marques étrangères au continent américain si elles sont considérées par le gouvernement comme "à risques". ZTE, autre entreprise chinoise qui crée tant des smartphones que des équipements télécoms, figure ainsi dans le viseur de la Maison-Blanche.

 

Rappelons que Huawei étant actuellement le second acteur du marché des smartphones dans le monde, après Samsung, on espère qu'une solution sera rapidement trouvée pour éviter ce qui serait un vrai désastre pour le groupe, comme pour les utilisateurs.

 

Danielle Ngono Efondo

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