Yaoundé abrite un atelier sous régional sur la prévention de l’extrémisme violent

mercredi, 27 mars 2019 13:26 Otric N.

Réunis depuis mardi, des experts du Cameroun, du Tchad et de RCA réfléchissent sur les mesures appropriées pour combattre le phénomène.

 

L’extrémisme violent, ce n’est pas l’affaire des autres. Il vaut mieux le prévenir. C’est la position qu’adoptent le Centre africain d’études internationales diplomatiques, économiques et stratégiques (Ceides) et l’ambassade de Suisse au Cameroun, initiateurs de l’atelier régional de trois jours ouvert hier à Yaoundé.

Une rencontre réunissant des experts venus du Tchad, de République centrafricaine (RCA) et du Cameroun. Des membres du corps diplomatique et des représentations d’organisations de la société civile ont également pris part aux travaux.

Selon Cameroon Tribune, plusieurs facteurs poussent à l’extrémisme violent. Les conditions économiques défavorables dans des villages où les jeunes sont sans formation et sans perspective d’emploi ; les frustrations ressenties par certaines personnes déçues de la résolution de certains litiges et qui voient en la charia une espèce de justice alternative ; l’adhésion à la propagande des groupes extrémistes ; la fermeture des frontières vers d’autres pays pour faciliter les échanges et donc, les activités économiques.

Ce sont là quelques-unes des hypothèses formulées à Maroua en juillet 2018 lors du dernier atelier organisé par le Ceides, apprend-on. La rencontre de Yaoundé permet aux participants de réfléchir ensemble sur les stratégies idoines pour prévenir ce phénomène. Directeur du Centre des hautes études de défense et sécurité au Sénégal, le général Paul Ndiaye opte pour des réponses multidimensionnelles.

Etant donné que les forces de défense et de sécurité sont un maillon essentiel du processus, il propose de recréer le pont entre les forces de défense, les populations, les représentants politiques, et les acteurs de la violence. En plus de renforcer la paix, le dialogue interreligieux et la tolérance. Côté Cameroun Ernest Samuel Christian Ebelle, préfet du Diamaré, s’est fait le porte-voix des mesures économiques, symboliques et coercitives mises en œuvre. A terme, il souhaite aussi réduire la vulnérabilité de la jeunesse et renforcer la formation.

Côté RCA, on est favorable à la prise en compte de la parole des victimes. Les travaux courent jusqu'à demain et devraient aboutir à la formulation de quelques propositions pour prévenir ce phénomène. Hier après le mot de bienvenue du Dr Christian Pout, président du Ceides, les participants ont assisté à une table ronde sur la prévention de l’extrémisme, sous la coordination du Pr. Jean Emmanuel Pondi.

Otric N.

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