Recrutement au sein du bataillon d’intervention rapide

dimanche, 09 décembre 2018 13:50 Mfoungo

La région de l’Adamaoua compte plus de recrues

C’est l’une des régions qui compte le plus grand nombre de preneurs d’otages et, elle compte sur la présence des forces de sécurité pour renverser la tendance.

L’espoir que suscite la présélection des cinq cent (500) présélectionnés au concours du recrutement des éléments du bataillon d’intervention rapide et de la garde présidentielle s’intègre à celui de cette région, en proie depuis des années aux prises d’otages avec demande de rançons.

Et, pour la satisfaction n’a pas tardé à se manifester : « Je suis déjà satisfait parce que le gouvernement de la République s’est souciée, une fois de plus du recrutement des jeunes au sein de l’armée. Nous constatons que l’engouement est toujours constant chez ces jeunes qui sont venus nombreux pour postuler et entrer au sein de cette armée que nous voulons aguerrie. Avec une charge de vingt kg.

Leur arrivée nous prouve qu’une fois enrôlé, ces jeunes seront à la hauteur de la tâche et nous aurons une armée solide qui va rassurer la nation tout entière… ». Les témoignages et la joie manifestée par ces jeunes, corroborent les propos du patron de cette unité administrative

Abdou Mazao Manawda – 22 ans- C’est un enfant de la Vina -  Il a été le premier à franchir la ligne d’arrivée de la course de 20 km il y’a quelques jours : « Ce n’était pas facile pour moi, je me suis entraîné pendant trois à quatre mois. Par semaine, je m »entraînais pendant trois jours ; le matin de 5h à 6h, dans la soirée, de 17h à 18h. Je suis à mon deuxième essai au recrutement du BIR/GP et cette année, ça a marché. Je vais continuer à travailler ».

Autre témoignage – Ndoe Dogari Abraham, lui aussi 22 ans, il vient du Mbéré et, il a eu de justesse le dernier maillot – «  Je me suis néanmoins entraîné, je parcourais de longues distances. Quand j’ai commencé la course, j’étais en dernière position, mais j’ai invoqué mon Dieu et il m’a exaucé. J’ai rencontré beaucoup de difficultés, par exemple mon pied m’a lâché au niveau de Bocom Béka mais, j’ai eu l’esprit de la persévérance. Je me suis rappelé que j’ai le cœur d’un lion et, c’est ce qui m’a permis de remporter le dernier maillot ».

En remettant les distinctions aux heureux promus, l’autorité administrative a défini les attentes qui sont celles des populations de ces régions :

« Nous sommes toujours confrontés au phénomène d’enlèvements de personnes contre demandes de rançons et, nous pensons que le recrutement qui se fait chaque année, va améliorer l’effectif de l’armée dans notre région. Par conséquent, nous allons profiter de ce
grand nombre d’éléments pour adresser la problématique de l’insécurité dans notre région … Nous avons tant  décrié le sous – effectif et les malfrats en étant conscients, se permettent donc de continuer à nous enlever nos braves citoyens, à leur arracher leurs biens et richesses. Je crois qu’avec l’augmentation des éléments, le phénomène va être éradiqué… ».

Ils sont des dizaines de jeunes qui ont ainsi frappé aux portes de ces deux corps d’élite, afin de défendre l’intégrité du territoire national mais, malheureusement, tous n’ont pas eu la chance d’être retenus.

Nicole Ricci Minyem

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