Les États-Unis condamnent l'attaque « criminelle » contre l'hôpital du district de Kumba

mardi, 12 février 2019 17:19 Otric N.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Peter Henry Barlerin, exprime ses « sincères condoléances aux familles des victimes et notre admiration pour le personnel médical courageux ».

 

L’hôpital de district de Kumba dans le département de la Meme, région du Sud-Ouest, a été incendié dans la nuit du 10 au 11 février 2019 par « une  vingtaine d’individus ». « Lesdits assaillants ont escaladé le portail aux environs de 00h30 minutes, semant la panique par des tirs à l’arme lourde. Ils se sont par ailleurs introduits dans les résidences des personnels et dans les principaux services de l’hôpital, notamment en médecine, chirurgie et en bloc opératoire ; incendiant au total tous les bâtiments abritant ces unités essentiels de l’hôpital de district de Kumba », indique le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

« Les États-Unis condamnent l'attaque criminelle contre l'hôpital du district de Kumba, dans la région du Sud-Ouest. L’incendie aurait entraîné la mort de plusieurs patients et causé des dégâts considérables au petit matin du 11 février », a réagi l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun mardi.

« Nous exprimons nos plus sincères condoléances aux familles des victimes et notre admiration pour le personnel médical courageux. Nous appelons le gouvernement camerounais à mener une enquête transparente sur ce crime, à veiller à ce que les tribunaux tiennent les auteurs pour responsables et à informer le peuple camerounais de ses conclusions », a-t-il poursuivi.

Peter Henry Barlerin a exhorté les deux parties des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun à «permettre un accès sans entraves aux travailleurs humanitaires et aux personnels de santé et à ne jamais attaquer les hôpitaux ni les centres de santé», tout en appelant « les deux côtés du conflit anglophone à renoncer à la violence et à engager un dialogue élargi sans conditions préalables ».

Le gouvernement a pour sa part condamné avec la dernière énergie « ces atrocités innommables et ces actes barbares d’une extrême cruauté ayant causé la mort d’innocents citoyens et entraîné la destruction d’infrastructures hospitalières si nécessaires à la santé des populations et à la sauvegarde des vies humaines ».

Le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi a, au nom de Paul Biya et du gouvernement, adressé « les condoléances les plus attristées ainsi que leurs souhaits de prompt rétablissement aux blessés et aux malades transférés dans les autres établissements hospitaliers, pour lesquels des instructions ont été données en vue de leur prise en charge rapide et optimale ».

 

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