L’armée aurait tué deux autres généraux ambazoniens

mardi, 08 janvier 2019 11:01 Mfoungo

Les généraux Ojong Elvis Ojong et Obi ont été tués dimanche, au cours d’une opération militaire dans la ville de Mamfé, région du Nord-Ouest, a-t-on appris de source médiatique.

Les éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir) ont neutralisé deux leaders des factions armées ambazoniennes. Victor Obi A.k.a « général Ibo » a été tué lors d’un raïd mené par l’armée aux premières heures de la journée de dimanche. Ce jeune homme de 26 ans avait rejoint les forces de défenses de l’Ambazonie (Adf) après avoir fui l’arrivée des soldats à Kajifu (département du Manyu, région du Sud-Ouest) en décembre 2017.

Ojong Elvis Ojong, alias «General Eyong», un autre chef de guerre séparatiste, a été tué au cours de ces mêmes opérations. Les concernés qui avaient trouvé refuge en divers lieux en brousse ont été surpris par les militaires. Leurs camps ont été rasés et des armes récupérées.

Le 4 janvier dernier, un général ambazonien a survécu à une opération militaire menée par les forces camerounaises dans la localité de Menji, région du Sud-Ouest. Il se serait enfuit vers le Nigeria. Selon des sources concordantes, Field Marshall, leader des «Red dragons», serait bel et bien en vie, contrairement à l’annonce de sa mort qui circule depuis le 31 décembre dernier. Ce chef de milice aurait été touché par balle au cours de combats avec l’armée camerounaise, mais aurait réussi à s’échapper vers le Nigeria.

La nouvelle a été confirmée par le porte-parole de l’armée, qui a recommandé de la prudence face aux informations en circulation. « Nous savons qu’il a été blessé. Mais c’est un grand acteur et manipulateur. Il se fait passer pour mort pour réapparaître afin de cultiver le mythe sur sa personne», a affirmé le 2 janvier le colonel Didier Badjeck, interrogé par Jeune Afrique.

Quelques jours avant la rumeur de la mort de Field Marshall, l’armée camerounaise avait engagé une opération militaire d’envergure à Menji, dans le département du Lebialem (région du Sud-Ouest). Située à environ 40 km de la ville de Dschang, cette localité est le bastion des «Red dragons», la milice armée à la tête de laquelle trône Field Marshall. Les combats, qui avaient commencé peu après la fête de Noël, se sont poursuivis jusqu’au Nouvel An.

Plusieurs morts seraient à dénombrer chez les sécessionnistes, selon le porte-parole de l’armée, mais Field Marshall et ses hommes ont néanmoins réussi à faire face aux soldats camerounais. Cet ancien chef de la sécurité du royaume de Fontem, à qui l’on prête des pouvoirs mystiques, continue de s’imposer comme l’un des chefs de guerre les plus résistants de l’Ambazonie. «Il est très puissant. Du temps où il travaillait pour le roi d’Azi [village du Lebialem, ndlr], il avait accès à tous les secrets. À sa mort, il a presque assuré l’intérim car le successeur du roi était au Canada», explique un déplacé de Menji, sous couvert d’anonymat.

Le 21 décembre dernier, un autre chef de guerre ambazonien, le général Ivo, commandant des Ambazonia Defense Forces (ADF), a été tué par l'armée camerounaise à Teke, une localité proche de Kumba, dans la région anglophone du Sud-Ouest. Selon une source sécuritaire, le combattant sécessionniste connu sous le nom de Général Ivo, qui dirigeait les ADF sur le terrain, a été victime d’un raid effectué par le Bataillon d’intervention rapide (BIR) de l’armée camerounaise, dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 décembre 2018.

 

Otric N.

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