Insécurité dans l’Adamaoua: Paul Atanga NJi en concertation avec le gouverneur et l’élite de cette région

jeudi, 17 janvier 2019 09:26 Liliane N.

Les personnalités se sont retrouvées à Yaoundé, le 15 janvier 2019.

L’insécurité montante dans la région de l’Adamaoua inquiète les autorités au plus haut point. C’est ce qui justifie l’audience au Ministère de l’Administration territoriale (Minat) accordée à une délégation de cette région et conduite par Ahmadou Tidjani. Ladite délégation était composée du gouverneur de l’Adamaoua et de l’élite de cette région. Le but de leur venue dans le département ministériel était d’abord de demander officiellement l’appui des pouvoirs publics mais aussi de faire comprendre au gouvernement, que l’Adamaoua est prête pour toute collaboration visant à combattre l’insécurité qui met désormais en mal les populations.

A en croire cette délégation, c’est au cours d’une première réunion que la nécessité de s’accorder avec les pouvoirs publics a été décidée. Paul Atanga Nji le Ministre de l’Administration territoriale s’est voulu rassurant. Il a indiqué à ses hôtes que le Président de la République aura un compte rendu de la situation qui prévaut actuellement dans leur région. Il a par ailleurs indiqué à ses hôtes que les instructions qui seront donnés par le Chef de l’Etat vont être minutieusement appliquées. Déjà le MInistre envisage effectuer déjà une descente dans l’Adamaoua pour évaluer la situation et rassurer les populations.

De cette audience au Minat, on a pu apprendre que le bilan de l’insécurité manifestée par des rapts fait état de plus d’1,2 milliard de rançons payées par les populations, 8000 boeufs volés et une trentaine de personnes volées. Aussi de la délégation reçue par Paul Atanga NJi, on a pu apprendre qu’un soupçon de complicité pèse sur une frange de la population. Les localités de la région les plus concernées sont Tignère, Galim et Belel.

Parlant justement de Belel, il faut rappeler que le weekend dernier, trois preneurs d’otage ont été tués au cours d’une opération qui a permis de libérer une jeune fille de 12 ans. Ladite opération a été conduite par les éléments du Bataillon d’infanterie motorisée (Bir). Dans la journée du 9 janvier, le Bir a lancé un assaut dans le campement d’une bande d’armée. Les fruits de cette opération en plus de la libération de la jeune fille ont été la récupération d’un important stock d’armes et de munition. Dans une de ses éditions, notre confrère Mutations rapporte à ce propos qu’“après un ratissage dans le village Carrière, situé à une quarantaine de Km de Belel et à 15 Km de Mbang-Rey, les soldats du BIM encerclent les hors-la-loi. Un échange nourris de coups de feu s’en suit...Pris en tenaille, les criminels tentent de prendre la fuite. Peine perdue! Ils sont rattrapés par les balles des Forces de défense camerounaise. Trois preneurs d’otage sont abattus”

Il convient de souligner que les demandes de rançon vont de 5 à 100 millions de FCFA. Et que le phénomène n’est pas sans conséquence. Ces rapts qui sont devenus récurrents dans les localités suscitées poussent certains habitants à quitter leur territoire pour aller trouver refuge ailleurs.  

Liliane N.   




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