Election présidentielle au Cameroun: Les forces de défense et de sécurité ont assuré

mardi, 16 octobre 2018 05:28 Liliane N.

De la période allant de la campagne électorale au 7 octobre 2018, jour de l’élection, les forces de sécurité et de défense ont encadré les candidats et les populations.

Vu la crise socio-politique que traverse depuis novembre 2016 les régions anglophones du pays à savoir le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, des craintes avaient été formulées de part et d’autre par rapport au scrutin du 7 octobre 2018. Comme le dit l’adage, il y a eu plus de peur que de mal. Le dispositif sécuritaire mis en place a permis que le scrutin se déroule sans couac. Les candidats à cette élection au nombre de neuf, ont bénéficié de l’encadrement des forces de sécurité et de défense. Des meetings ont été tenus dans une ambiance initiée par chaque candidat. A chaque rendez-vous, les populations du moins des huit régions en dehors des zones anglophones n’ont pas eu peur de répondre massivement à l’appel des candidats. On a parfois vu de vraies marées humaines assister à ces rassemblements de campagne électorale. Ce fut le cas particulièrement pour Cabral Libii du parti politique Univers et de Maurice Kamto du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.

Durant la campagne électorale qui s’est ouverte le 22 septembre 2018 et a pris fin à minuit du 6 octobre 2018, on a noté de multiples patrouilles des forces de défense. Dans la capitale Yaoundé notamment les éléments de la gendarmerie et de la police vus de jour comme de nuit ont fait des veilles. En dépit de cette mobilisation, ces corps parfois connus pour leurs tracasseries, ont rendu fluides toutes interventions. Une de nos sources bien introduites révèle qu’en fait depuis le mois d’avril 2018, à la suite de plusieurs sessions du Conseil national de sécurité, des mesures de renforcement des dispositifs sécuritaires ont été prescrites par le Chef de l’Etat, Paul Biya, au Délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguele, au Secrétaire d’Etat à la Défense (Sed) en charge de la gendarmerie nationale, Galax Yves Landry Etoga, au Ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, au Directeur général de Recherche extérieure (Dgre), Maxime Eko Eko et au Ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji. Au cœur de la stratégie, la gestion de l’information.

Du fait du contexte sociopolitique, un ensemble de mesures a été pris pour la sécurité du scrutin. Il faut dire qu’il y a eu quelques jours après, des séances de travail allant dans le même sens ont été tenues avec les responsables d’Elections Cameroon (Elecam) pour assurer là aussi la sécurité des hommes et des biens de cet organisme en charge des élections au Cameroun. Toutefois comme on pouvait s’y attendre les camerounais revendiquant leur appartenances à l’état fantôme d’Ambazonie ont essayé de mettre en mal les populations le jour du vote, dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Mais l’action des forces de défense et de sécurité a permis de neutraliser ces derniers. A Bamenda par exemple chef-lieu de la région du Nord-Ouest, près de quatre présumés ambazoniens ont été tués le 7 octobre 2018.

Liliane N.

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