Crise anglophone : les ravisseurs exigent une rançon de 10 millions de FCFA pour la libération d’un soldat camerounais

vendredi, 02 août 2019 07:15 Danielle Ngono Efondo

Le 19 juillet dernier, un groupe d’hommes armés a enlevé un soldat camerounais alors qu’il se trouvait dans son domicile à Ntamulung, à Bamenda, région du Nord-Ouest Cameroun. Ses ravisseurs réclament 10 millions FCFA pour sa libération.

 

L’adjudant-chef Christopher Gwain est toujours détenu comme otage par ses ravisseurs. La prise d’otage a ainsi eu lieu à Ntamulung, dans le Nord-Ouest Cameroun où, depuis plus de deux ans, règne une crise dite anglophone.

 

En croire les sources sur place, les frères d’arme de l’adjudant-chef Christopher Gwain, auraient fait une collecte de 500 000 FCFA, qui aurait été rejetée par ses ravisseurs qui exigent un montant de 10 millions de FCFA faute de quoi il sera exécuté. L’on rapporte également que l’état de santé de l’adjudant-chef se serait dégradé et qu’il lui faut prendre des médicaments.

 

Alors que la lutte contre Boko Haram continue au Sahel, le Cameroun fait face à un deuxième défi sécuritaire : celui de la crise anglophone. D'abord concentrés au début du conflit armé dans la région du Nord-Ouest, les combats se sont peu à peu intensifiés dans la région du Sud-Ouest. La zone rurale entre Kumba, Mamfe et la frontière nigériane est devenue l'épicentre des violences.

 

Les séparatistes, éparpillés en divers groupes, s'en prennent sans relâche aux forces de l'ordre et de sécurité, mais aussi aux symboles de l'administration comme les écoles et les hôpitaux, qu'ils incendient. Ils procèdent également à des enlèvements de policiers, de fonctionnaires et d'hommes d'affaires, parfois étrangers. En accusant le gouvernement et le président Paul Biya d’avoir réduit leur identité à néant, l’objectif était de reprendre place au sein de la vie politique, judiciaire et économique du pays. Aujourd’hui, les violences continuent de faire rage dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest affaiblissant grandement l’un des poumons économiques du pays.

 

Or, on se rappelle que, face aux atrocités et aux morts qui ne cessent de s’amonceler, aux crépitements des armes qui continuent de semer la terreur et la désolation, le président de la République,  en mai dernier, avait une fois de plus tendu la main à ceux qui ont pris les armes contre la République. Question de permettre une sortie honorable de cette crise qui met en mal le vivre-ensemble, l’unité nationale et même l’économie du pays.

 

Vivement, que ce militaire soit libéré et que cette crise prenne fin !

 

Danielle Ngono Efondo

 

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