Crise anglophone : La Norvège et la Belgique accusées de soutenir les sécessionnistes

mardi, 27 août 2019 09:28 Danielle Ngono Efondo

Au Cameroun, depuis bientôt trois ans, une guerre a éclaté loin des regards extérieurs. Tenues à l’écart des médias, les deux régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest ont basculé dans un conflit d’où ne sont dévoilées sur les réseaux sociaux que quelques rares et horribles images d’exactions. Entre les groupes armés qui combattent pour l’indépendance de ces deux régions et les forces armées camerounaises, les civils paient le prix fort. Selon le quotidien Cameroon Tribune et d’autres journaux parus le 26 août, la Belgique et la Norvège sont accusées de soutenir les sécessionnistes.

 

Selon le quotidien Info Matin, la Norvège est accusé de soutenir le terrorisme au Cameroun et de soutenir les sécessionnistes. « Le premier ministre norvégien, Erna Solberg, et son gouvernement ont octroyés la nationalité de leur pays à un homme qui a du sang sur la main et qui est également sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice camerounaise. » A écrit le journal.

De même, l’hebdomadaire L’indépendant soutient que, « Lucas Ayaba Cho, le leader de la branche armée séparatiste, depuis son exil norvégien, intensifie des menaces pour une non reprise de l’école lors de la rentrées scolaire 2019-2020, sous un mutisme ambiguë de sa terre d’asile. »

« Au mépris du mandat d’arrêt international émis contre lui, le terroriste Lucas Ayaba Cho coordonnateur de deux camps de mercenaires dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, commanditaire des viols sur mineures, de l’exécution des policiers, gendarmes et militaires, des incendies des écoles et des hôpitaux  est tranquillement hébergé par le premier ministre norvégien. » Ecrit pour sa part la République Presse.

La Belgique lui aussi sur le banc des accusés…

Le premier ministre belge est lui aussi sur le banc des accusés. Le journal Sans Détour a indiqué « Mark Bareta et le premier ministre belge sont sur le banc des accusés ». De même, dans une lettre, Marcus Ngwa, un élève de Bamenda interpelle le terroriste réfugié en Belgique et le premier ministre belge pour qu’ils laissent les enfants aller à l’école dans les régions dites anglophone et exige la mise en application du mandat d’arrêt international  lancé contre ce séparatiste.

« Comment la Belgique soutient les ambazoniens. En donnant la nationalité à Mark Bareta le gouvernement belge laisserait il comprendre tout simplement qu’il soutient les terroristes qui ont mis le Nord-Ouest et le Sud-Ouest à feu et à sang ? » S’interroge Génération Libre.

De part ces quelques extraits, on comprend désormais le rôle que joue la Norvège et la Belgique dans la crise anglophone qui sévit et qui a déjà poussé plus de 530.000 personnes à quitter leur foyer,  a fait 1.850 morts en vingt mois, selon l’ONU et le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

Notons ici que, ce qui débuta comme une lutte des citoyens du Sud du Cameroun pour leur souveraineté a dégénéré en crise générale. Des groupes rebelles cherchant à mettre fin à ce qu’ils considèrent comme la domination du Sud anglophone par le Nord francophone ont pris les armes contre les forces de sécurité du gouvernement, provoquant des centaines de morts et forçant des milliers de personnes à fuir. Les usines ont fermé, les routes sont devenues impraticables, les entrepôts ont été détruits et les chauffeurs de camion sont victimes d’enlèvements contre rançons.

La rentrée scolaire 2019-2020 est menacé, malgré l’appel des autorités administratives et religieuses de reprendre les cours.

 

Danielle Ngono Efondo

 

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