Crise anglophone : L’axe routier Nkambè-Bamenda à nouveau ouvert

jeudi, 04 avril 2019 16:52 Marie MGUE

Barricadé depuis début  2018 par les combattants séparatistes qui sèment la terreur dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun, L'armée camerounaise a réussi à ouvrir cette voie au public mercredi dernier.

 

C’est une nouvelle qui met un terme au  calvaire des habitants de Nkambé, une commune située dans la région du Nord-Ouest Cameroun et chef-lieu du département du Donga-Mantung.  Coupé du reste de la région depuis le début de l’année 2018, par les combattants séparatistes, ce tronçon routier longtemps barricadé a été libéré par l’Armée camerounaise au cours d’une mission menée le mercredi 03 avril dernier dans cette localité.

Cette route avait été fermée dans le cadre d’une mesure  de représailles des séparatistes contre les populations de Nkambè, qui avaient bravé une décision des sécessionnistes et   ont poursuivi leurs activités malgré les appels aux villes mortes. La libération de la voie routière met un terme à l'inflation des prix des transports interurbain et aux calvaires quotidiens des habitants qui avaient du mal à vaquer sereinement  à leurs occupations. En effet, à cause de cette fermeture, le trajet Nkambé - Bamenda était passé de 5 mille F Cfa  à 18 mille f Cfa alors que  le parcours Nkambé - Douala était passé de 10 à 23 mille F Cfa  de frais de transport.

Avec cette ouverture, les populations reprendront désormais le cours normal de leur  vie, même si les menaces permanentes des séparatistes continuent de peser sur cette région comme sur celle du Sud-Ouest. On se souvient qu’en janvier 2019, les équipements utilisés pour le pavage de la route Mbot-Tabeken-Nkambe, avaient  été rasés par un incendie attribué à ces combattants séparatistes. Ces équipements, étaient constitués entre autres d’une niveleuse 140H et d'un compacteur. Les pertes matérielles après l'incendie avaient  été  estimées à environ 230 millions  F Cfa. Les mêmes milices séparatistes sont accusées des attaques des hôpitaux, écoles et autres structures publiques.  

Cette crise sociopolitique, dite anglophone qui sévit dans les régions anglophone du Cameroun depuis 2016, continue de faire des violences récurrentes entre sécessionnistes armés et forces gouvernementales. De l'Église aux entreprises en passant par les populations, les victimes ne cessent de s’accroître. Entre kidnapping, assassinat, vol, intimidation, les populations de ces zones du Cameroun, continuent de payer le lourd tribut. Près de 432 000 personnes ont fui  leurs maisons  dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, en fin décembre 2018 à cause des violences. Le  gouvernement a mis sur pied,  un plan d’urgence humanitaire pour accompagner ces victimes.

 

Marie MGUE 

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