Crise anglophone: Au moins cinq personnes kidnappées et quatre vingt autres dépouillées

jeudi, 21 mars 2019 11:51 Nicole Ricci Minyem

Ces actes se sont déroulés ce mercredi. Les sources sécuritaires indiquent qu’il y’a eu deux kidnappings distincts dans les régions anglophones du Cameroun et, les personnes enlevées voyageaient en bus et, auraient été attaquées par des séparatistes sur la route entre Buea et Kumba.

 

Pour des raisons que les mêmes sources disent ignorer, les membres de la secte terroriste de l’ambazonie ont gardées leurs victimes  dans le bus entre 10 heures et 17 heures, en les dépouillant   de leurs affaires personnelles et, en début de soirée, les voyageurs ont été libérés.

L'axe sur lequel le kidnapping s’est déroulé est connu pour être l'un des plus dangereux du pays en raison des fréquentes attaques des séparatistes qui rackettent les voyageurs, notamment en les gardant en otage, en échange de rançons réclamées à leurs familles par transfert mobile.

A une cinquantaine de kilomètres plus au sud, au moins quatre joueurs de l'équipe de football de l'Université de Buea, capitale de la région du Sud-ouest, ont eux aussi été kidnappés ce mercredi matin, alors qu’ils étaient en pleine séance d'entraînement, a indiqué une autorité locale. A cette heure, les forces de défense et de sécurité mettent tout en œuvre, afin de retrouver ces jeunes dont les familles sont en pleine panique.

A Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, l’enlèvement d’un ex-secrétaire d'État, Emmanuel Ngafeson, continue d’alimenter les conversations. Il  a été enlevé en plein centre-ville mercredi matin, alors qu’il faisait des courses accompagnés de quelques proches. La veille, dans la même ville, c'est un entraîneur d'un club de football de première division qui a été kidnappé puis libéré en fin de journée.

Dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des séparatistes multiplient les enlèvements de responsables, de militaires et policiers, ainsi que des civils, d'une part pour maintenir la pression sur le régime de Yaoundé et d'autre part pour exiger des rançons permettant aux groupes armés de tenir.

Les amba boys, pour justifier leurs exactions et, leur passion pour la destruction de la vie de ces citoyens camerounais qui ne demandent qu’à vivre en paix dans leur pays, disent militer  pour la création d'un Etat indépendant dans ces deux régions, devenues le théâtre d'un conflit armé depuis fin 2017.

Des affrontements entre l'armée et ces terroristes regroupés de manière éparse dans la forêt équatoriale, s'y produisent depuis quasiment chaque jour. Ce conflit a ouvert la voie à d’autres bandits de grands chemins et autres pillards qui rackettent les populations et les entreprises.

 

Nicole Ricci Minyem

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