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Interview avec Valere NZEYIMANA

mardi, 29 janvier 2019 14:02 Mfoungo

Valere NZEYIMANA est Fonctionnaire chargé des Terres et des Eaux au bureau Régional de la FAO pour l’Afrique (FAORAF)

Merci de répondre à nos questions. Je vais vous inviter à vous présenter

Je suis Valere NZEYIMANA, fonctionnaire principal, chargé de la gestion des ressources en Eau au sein du Bureau Régional de la FAO Afrique. Je suis le responsable de toutes les questions en relation avec le développement des ressources en eau,  ainsi que de la gestion en eau. Mon travail  consiste surtout de conseiller les gouvernements, en matière de développement des ressources en eau mais aussi, de recueillir les connaissances et les disséminer au niveau des pays, membres de la FAO.

 

Quelle est la raison de votre venue dans notre pays ?

C’était pour participer à l’atelier de validation du Schéma Directeur de l’Utilisation Intégrée des Ressources en Eau, centrée sur l’irrigation et autres usages au Cameroun, mais beaucoup plus dans les trois régions septentrionales de votre pays : l’Extrême-Nord, le Nord et l’Adamaoua.

 

Plus précisément ?

C’est un projet qui a été financé entièrement sur fond propre de la FAO, mais qui apportait la réponse à une demande qui venait du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader). Ce projet consiste d’abord, à établir un diagnostic sur la situation actuelle de l’utilisation des ressources en eau et, définir les meilleures options devant permettre l’utilisation rationnelle des potentialités offertes par la ressource.

Et, de ces options, ont découlé trois  programmes : 

– Le Programme de mobilisation de l’Eau et Développement Durable de l’Agriculture irriguée, de l’Elevage et de la Pêche et Aquaculture dans les régions cibles

– Le Programme d’appui au Développement durable du maraîchage et, d’arboriculture fruitière et Développement des chaînes de valeur dans les régions septentrionales du Cameroun

– Le Programme d’appui à la gestion Intégrée des Ressources en Eau, dans les régions de l’Extrême Nord, du Nord et de l’Adamaoua.

 A ces derniers, il faut ajouter deux axes stratégiques : La mise en valeur durable des ressources en eau dans les zones concernées, la gouvernance et la capitalisation des connaissances.

 

Quelques contraintes rencontrées dans l’implémentation de ce projet ?

Si on parle des contraintes liées à la réalisation de cette étude, c’est beaucoup plus au niveau technique. Nous avons trouvé qu’il y’a une méconnaissance de la ressource existante, les cartes étaient non actualisées. Les programmes dataient de très longtemps et ne couvraient pas toute la zone sur laquelle nous voulions mener nos études, l’insuffisance du personnel ou alors de techniciens et, ceux qui devaient mener les études ne possédaient pas la qualification requise parce que justement au niveau du pays, ce n’est pas évident.

Quand on pose les questions, chacun essaye d’apporter  une réponse, ce n’est pourtant pas suffisant. Je vous prends un exemple, au niveau des données hydrologiques, ce n’était pas très maîtrisé. On avait des données non actualisées et, les plus récentes qu’on a eues, sur certains tableaux datent de 1989. Cela fait longtemps.

On a également constaté l’absence d’un cadre de concertation, pour l’utilisation intégrée des ressources en eau dans le cadre technique. Ce qui suscite des conflits d’intérêt dans les AG. On trouve aussi, comme une inadéquation entre le Projet et les capacités des communautés.

D’autres contraintes, concernent la mauvaise gouvernance de la ressource, pas de l’administration. Cela signifie que la distribution est mal faite. Il y’en a qui ont de l’eau alors que d’autres, non. Un manque d’intérêt général, de suivi, parce que même si la ressource existe, le suivi n’y est pas et, cela découle de ce que nous avons relevé plus haut,  le manque de professionnalisme des techniciens.

Auprès des populations cibles qui sont les principales bénéficiaires de la mise en œuvre de ce projet, nous déplorons leur manque d’implication. La première phase du projet dont nous parlons aujourd’hui est la suite de l’atelier de lancement organisé au Cameroun  le 29 Mars 2017. Pourtant, lorsque le projet a été pensé, ces populations n’étaient pas considérées comme des bénéficiaires mais plutôt comme des partenaires, des acteurs à part entière. Ce qui aurait permis de connaître leurs besoins. Dans le cas contraire, il est difficile de proposer des solutions.

La deuxième option a un impact négatif à la longue. Vous savez, le fait de ne pas se sentir concerné par le projet, n’incite pas à prendre soin des  réalisations déjà existantes.  Je pense par exemple aux points d’eau crées pour leurs besoins. Lorsqu’ils estiment que ces derniers ne leur appartiennent pas,  ils ne s’en préoccupent pas plus que ça et, c’est ce que nous déplorons

 

Peut être parce que les autorités de la place s’en approprient et, cela exonère les  populations de toute responsabilité ?

Même si c’est le cas, dès lors qu’une telle infrastructure te sert, avant qu’on ne vienne te dire que cela t’appartient ou pas, tu devrais en prendre soin. Les uns et les autres doivent savoir qu’l s’agit de leurs impôts.  Et, cela demande donc de faire acte d’une certaine responsabilité. Les populations doivent s’en approprier. On le voit dans de nombreux pays. Et, je le précise ici parce qu’il en va de la responsabilité des populations bénéficiaires. Nous ne pouvons nous limiter au manque d’information encore moins au fait qu’il arrive que des ouvrages ne sont pas réalisées à temps.

 

Avez-vous évoqué la question des financements des ouvrages que vous pensez construire, au cours de cet atelier ?

Lors du diagnostic, l’atelier a tout pris en compte. Les projets existants, ceux qui ont été exécutés, ceux qui sont entrain d’être exécutés et ceux qui ont été conçus pour exécution. C’est un développement intégré, donc on prend en compte ce qui existe déjà et, on relie à ceux qui étaient indépendants. Nous avons ainsi les moyens d’agir dans une perspective de multifonctionnalité.

 

Entretien mené par Nicole Ricci Minyem

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